Coopérativement Nôtre — édition 2020
Édito — Chers sociétaires (Pierre Chauvois)
Chers sociétaires,
À l’heure où notre région vit, comme une grande partie de la planète, une crise sanitaire d’une ampleur exceptionnelle, vous me permettrez en premier lieu d’apporter tout mon soutien à ceux qui ont perdu des proches et des êtres chers, à ceux qui souffrent, à ceux qui vivent dans l’angoisse. Merci à ceux dont l’activité, déclarée essentielle, a permis de ne pas immobiliser le pays, et notamment ceux qui œuvrent dans les services de la santé et qui font tant, avec dévouement et engagement, pour soigner et le plus souvent sauver. Ils sont formidables.
Dans cette période exceptionnelle, les collaborateurs du groupe Banque Populaire du Sud ont, avec courage et professionnalisme, répondu présents pour assurer la continuité du service bancaire de base, pour rassurer la clientèle, pour mettre en œuvre les mesures d’accompagnement nécessaires. Merci à eux.
Depuis le début de cette crise sanitaire, notre premier enjeu a été d’assurer au mieux la sécurité de tous, tout en continuant à faire notre métier. Dès l’annonce du confinement, de nombreuses mesures portant sur l’hygiène et la sécurité de nos locaux professionnels et agences ont été prises, avec l’aménagement des horaires d’ouverture, le renforcement du nettoyage, le rappel permanent des gestes barrières et l’application des mesures de distanciation sociale. Grâce aux efforts de nos entités expertes, nous avons déployé le maximum d’activités à distance par la mise en place, avec succès, de nouvelles solutions informatiques sécurisées. Ainsi, toutes nos équipes sur les sites centraux, le réseau d’agences, la banque à distance, la gestion des moyens de paiement, le centre de relation clients, la trésorerie, etc., ont pu continuer à travailler, à collaborer et à répondre aux attentes et aux besoins des plus nombreux. En ordre de marche, nous pouvions inciter nos clients à limiter leurs déplacements en agence, à privilégier les contacts avec leur conseiller par téléphone ou via des plateformes dédiées.
Notre deuxième défi a été de bien demeurer au service de chacune et chacun de nos clients pour satisfaire leurs besoins du moment. Nous avons mis en œuvre un dispositif de soutien aux professionnels et aux entreprises confrontés aux conséquences économiques de la crise sanitaire, comme le report d’échéances de prêts (à ce jour, plus de 21 600 clients en auront bénéficié), comme des procédures accélérées d’instruction de crédit pour les situations de trésorerie tendue, ou bien encore l’application des mesures gouvernementales avec, entre autres, le Prêt Garanti par l’État (au 5 mai, 3 140 dossiers – soit 313 M € – ont été agréés. À ces chiffres s’ajoutent encore 190 M €, en cours d’instruction et de décision), etc. S’agissant de nos clients particuliers, parmi les différentes initiatives menées dans ce cadre, figurent l’augmentation des plafonds des cartes bancaires, l’envoi de SMS informant les clients du versement de leurs allocations, le déploiement d’un service innovant de retrait par SMS aux distributeurs automatiques, ainsi que la mise en place d’un dispositif spécifique à destination des personnes protégées, en lien avec leurs mandataires, et bien d’autres dispositions encore.
L’épreuve que nous vivons nous conforte dans la solidité de nos engagements de banque coopérative, engagements fondés sur la solidarité, la proximité, la responsabilité. La compétence, le dynamisme de nos équipes, nos bases financières solides et l’appui de nos partenaires participent, à notre échelle dans notre région, au nécessaire renouveau économique. Il en va de notre avenir commun.
Merci de votre confiance.
L’outil de crise : le Plan de Continuité d’Activité
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Les banques font partie des opérateurs d’importance vitale (OIV) qui ont l’obligation légale de prévoir des Plans de Continuité d’Activité pour envisager les marches à suivre selon différents scénarii. L’objectif est d’assurer la continuité de l’activité en présence d’une situation exceptionnelle.
« Toutefois, aucun PCA ne prévoyait cette crise inédite, de par sa portée (blocage quasi-total du pays) et sa durée (plusieurs semaines). Nous nous sommes adaptés à cette situation sans précédent en mettant en place des échanges quotidiens avec les interlocuteurs PCA et le Comité de Direction de la Banque Populaire du Sud pour réagir au plus vite et au plus près des besoins, et répondre aux attentes de nos collaborateurs et de nos clients. Le rôle de la Direction de la Conformité et des Risques, en étroite collaboration avec la filière PCA du Groupe BPCE, est de piloter la mise en place des mesures de contournement et de s’assurer de leur opérationnalité. »
— Catherine Messerschmitt, Directeur Conformité et Risques
Le risque de pandémie est présent dans les PCA, mais dans une moindre mesure par rapport au risque d’inondation et, depuis 2001, au risque d’attentat.
« Les banques ont rapidement été alertées par les premiers signaux mondiaux de la nouvelle maladie. La veille sur la crise sanitaire du COVID-19 a démarré fin janvier, avec la diffusion de messages de prévention sur les déplacements internationaux ainsi que la mise en quatorzaine de collaborateurs de retour de Chine ou de Lombardie. Le suivi n’a cessé d’augmenter jusqu’à aboutir au déclenchement du PCA le 28 février dernier. »
— Catherine Messerschmitt
Le confinement a donc précipité la réorganisation massive de la Banque Populaire du Sud. Le scénario de pandémie a été activé avec trois volets principaux :
- la protection de tous (confinement des collaborateurs de retour des zones à risque, rappel des gestes barrières, commande de masques de protection, mise à disposition de gel hydroalcoolique, mise en place de séparateurs en plexiglas dans les bureaux d’accueil de certaines agences, etc.) ;
- l’information à tous (information interne régulière par mail, FAQ Coronavirus, accompagnement des clients suite aux annonces gouvernementales) ;
- et le déploiement des solutions alternatives afin d’assurer la continuité de nos activités dites essentielles.
« Dans un contexte de pandémie et de confinement, tous les efforts ont été concentrés pour permettre au plus grand nombre d’entre nous de travailler depuis leur domicile. »
— Catherine Messerschmitt
Après la reprise d’activité, l’équipe PCA de la DCR (Direction Conformités et Risques) s’est imposée le feedback d’expérience, sans connaître d’avance le scénario d’une éventuelle crise majeure.
De tous temps, par tous les temps, et encore plus dans l’adversité, nous faisons bloc, nous faisons un autour de :
- 311 852 clients particuliers.
- 26 273 clients professionnels.
- 1 849 clients « entreprises ».
- 12 000 clients « associations ».
« Nous sommes là pour tous ceux qui vivent et entreprennent dans nos territoires. » Cette déclaration n’est pas simplement d’intention, ni d’attention. Elle est bien plus, et va au-delà. C’est la raison d’être de notre Maison depuis plus de 100 ans. Une raison d’exister prenant toute sa résonnance face à l’urgence de la situation provoquée par l’épidémie de Covid-19. Une urgence vitale imposant à tous une distanciation sociale, et même plus encore : un repli sur soi avec un confinement obligatoire, mais en aucun cas, pour nous, un quant-à-soi !
Un double enjeu :
— Catherine Messerschmitt, Directeur Conformité et Risques
- Accompagner nos clients particuliers dans la gestion de leur banque au quotidien en garantissant leur sécurité et celle des collaborateurs.
- Soutenir nos clients professionnels, entreprises et leurs dirigeants.
Quoiqu’il arrive, rester en contact pour informer, soutenir, conseiller
Pour la Banque Populaire du Sud, confinement ne rime pas avec isolement. Bien au contraire ! En tant que banque coopérative régionale ancrée dans nos territoires, acteur de référence reconnu comme activité essentielle par le Gouvernement, il est capital pour nous de garder le lien avec l’ensemble de nos clients.
Tout comme une famille dont la destinée est liée, il est essentiel de parler vrai, concret sur les risques, les craintes, les difficultés, mais aussi sur les solutions à envisager et les réponses à trouver. Il est primordial de dire à nos clients ce que l’on fait et de faire ce que l’on dit, avec toujours l’humilité et la justesse qu’on se doit d’avoir dans une telle crise. Notre mission est d’accompagner, de conseiller nos clients dans tous les moments-clé de leur vie, les moments faciles comme les moments plus difficiles. C’est d’être toujours à leurs côtés.
— Pascal Brian, Directeur du Développement
Un ensemble de dispositifs et d’actions de communication contextualisés est mis en place dans les plus brefs délais auprès de nos clients particuliers, professionnels, professions libérales, agriculteurs, mais aussi institutionnels, comme les chambres et les organisations professionnelles.
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L’objectif : rassurer, accompagner, expliquer, maintenir la relation, pour être au plus près des préoccupations et des besoins de nos clients.
Depuis le 12 mars, notre site relaie toutes les informations utiles en temps réel sur la crise du COVID-19 : les conditions d’accès à nos agences, les règles de sécurité sanitaire, la lutte contre la fraude, tous les dispositifs d’accompagnement pour les professionnels et entreprises. Il détaille également les bonnes pratiques pour bien vivre sa banque au quotidien grâce à toutes les fonctionnalités qu’offrent notre site Internet et notre appli mobile Banque Populaire, à télécharger gratuitement sur l’App Store ou Google Play. Nous incitons nos clients à utiliser ces services de banque à distance. En 6 semaines, nous avons envoyé plus de 600 000 emails, 200 000 SMS à nos clients sur 14 communications différentes liées au COVID-19 pour informer et accompagner au mieux nos clients en fonction de leur situation.
— Pascal Brian
Le 23 mars, des courriers de la Direction Générale sont adressés aux professions libérales, aux agriculteurs, aux professionnels et entrepreneurs. Pierre Chauvois leur réitère notre engagement auprès d’eux et explique les mesures d’urgence décidées par l’État, à savoir le report des délais de paiement d’échéances sociales et fiscales, l’extension du dispositif d’activités partielles à l’ensemble des salariés, la garantie de l’État sur les prêts bancaires, la constitution d’un fonds de garantie, souligne Pascal Brian.
Et ce n’est pas tout… Du 25 au 30 mars, des emails sont envoyés à chaque client concerné pour la mise en place des reports des échéances de prêts BPS, des loyers de crédit-bail et de Location Longue Durée (LDD), pour un total de 19 417 reports. Mais encore, du 21 mars au 3 avril, au travers d’une communication orchestrée, à savoir une publication sur Internet, par post sur les réseaux sociaux, communiqué de presse, emailing et actions proactives de l’ensemble des conseillers réseaux, etc., toutes les conditions du Prêt Garanti par l’État sont divulguées et commentées à nos clients.
Nous avons également identifié tous les associations employeuses ayant une activité économique qui pouvaient prétendre aux mesures d’accompagnement décidées par le Gouvernement. Avec une action proactive coordonnée entre le réseau et les marchés (mails, informations Internet, etc.), plus de 360 clients ont pu être contactés. Dans ce plan de communication, les organisations professionnelles et les chambres consulaires n’ont pas été oubliées, indique Pascal Brian.
Notre prise de parole n’a eu de cesse de rappeler à nos clients que nous étions là, à leurs côtés… l’ensemble de nos équipes mobilisé pour les aider à traverser cette crise sanitaire sans précédent et préparer l’avenir.
— Pascal Brian
Aujourd’hui, avec la Banque Populaire du Sud, on peut tout faire à distance !
Ajouter des RIB, effectuer des virements instantanés sécurisés sur comptes de tiers, gérer les plafonds de carte, mettre des oppositions temporaires ou non, déclarer un sinistre-assurance, ouvrir des comptes, faire un crédit consommation en full web, etc. En ces temps de risques sanitaires, bien vivre sa banque au quotidien, c’est être équipé d’une Carte Bleue Visa pour payer sans contact jusqu’à 50 € depuis le 11 mai, ainsi que de l’appli mobile, pour en utiliser toutes les fonctionnalités, et notamment enrôler sa carte sur Apple Pay ou Samsung Pay et payer sans contact au-delà des 50 € de manière totalement sécurisée, sans manipuler d’espèces et en limitant au maximum les contacts physiques. Voilà plusieurs années que nous développons toutes ces solutions, mais cette crise sanitaire a fortement accéléré leur utilisation chez tous nos clients, et certains d’entre eux découvrent que nous offrons le meilleur de la banque en ligne. Nous sommes une banque de proximité, nous offrons à la fois le meilleur d’Internet et du mobile et le meilleur de l’humain avec notre réseau de 250 agences.
— Pascal Brian
Au front pour la sécurité de tous et le devoir citoyen
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En tant qu'employeur, notre Banque a comme principales priorités de protéger la santé et la sécurité des collaborateurs et de veiller aussi à l'adaptation constante de l'évaluation des risques. Face à la crise sanitaire actuelle, deux impératifs sont à mener de front : limiter les risques de propagation du COVID-19 et continuer d'être le banquier de nos clients.
Pour poursuivre notre activité et garantir la protection de nos équipes et clients, le recours au travail à distance est l'une des solutions. Ainsi, dès le début du confinement, son déploiement s'effectue à grande vitesse. En moyenne, chaque jour, 20 nouveaux postes pour les agences et 10 pour les sièges sont activés. C'est une transformation très profonde afin de faire autrement notre métier.
— Maryline Patin, Directeur des Ressources Humaines et de la Communication
De plus, les questions aux équipes RH ne manquent pas, alors même que la Direction des Ressources Humaines devait elle aussi se réorganiser afin d'assurer une continuité de gestion : « Comment s'organise le travail à distance ? » ; « Suis-je considéré-e comme une personne à risque ? » ; « Je dois garder mes enfants du fait de la fermeture des écoles, comment dois-je procéder ? », etc. Telles sont les demandes quotidiennes.
Pour ce faire, une Foire aux Questions est mise en place à l'intention de l'ensemble de nos collaborateurs afin de leur répondre au mieux. Une adresse mail dédiée est créée pour qu'ils puissent poser leurs questions ou bien encore nous envoyer des documents dans les meilleurs délais. Un numéro vert est ouvert, dès le 24 mars, pour centraliser les différentes adresses mail pour contacter la Direction. Toutes les mesures barrières à respecter sont rappelées en permanence et des affiches dédiées ont été réalisées. Des gants sont livrés dans les agences, ainsi que du gel hydroalcoolique pour l'ensemble des sites. Le ménage est réalisé tous les soirs avec du produit désinfectant. Côté communication, une Actu BPS a été élaborée afin d'informer régulièrement les équipes de la Banque Populaire du Sud sur l'ensemble des mesures prises à l'intention de nos clients. Enfin, nous avons relayé le numéro vert de PSYA, notre assistance psychologique, pour que nos collaborateurs qui en ressentent le besoin puissent être en lien avec un professionnel.
— Maryline Patin
Au chevet de l’économie de nos territoires
Mobilisation
« Dès le début du confinement, il est très clair dans nos têtes que nous devions assurer notre métier auprès de nos clients. Les banques sont déclarées activités essentielles et l’essentiel de nos équipes est sur le pont », entame Pierre-Laurent Berne, Directeur du réseau.
L’organisation et le fonctionnement du réseau de la Banque Populaire du Sud s’adaptent aux circonstances pour assurer la sécurité de tous et répondre présents :
- ouverture de nos agences prioritairement sur rendez-vous avec, a minima, deux collaborateurs, en privilégiant les entretiens à distance, sauf cas exceptionnel ;
- mise en place dans chaque espace Libre-Service Bancaire (LSB) d’une affichette pour contacter l’agence en cas d’urgence ;
- pour l’accueil spontané, filtrage permettant de limiter le nombre de clients présents physiquement dans l’agence à 1 maximum ;
- mise en œuvre progressive du travail à distance ;
- recensement des forces mobilisables (au siège notamment) pour renforcer le réseau sur la base du volontariat.
« Pour nous, il va de soi – et c’est certainement la plus belle partie de notre métier – d’assurer dans toutes les circonstances une relation de proximité la plus forte possible avec tous nos clients, particuliers, commerçants, artisans, professions libérales, entreprises – petites ou grandes – etc. »
— Pierre-Laurent Berne, Directeur du réseau
Les équipes du réseau examinent avec une attention particulière les situations individuelles de leurs clients impactés dans les secteurs d’activité les plus directement exposés et recherchent, notamment, les solutions adaptées aux besoins de financement à court terme.
« Pour ce faire, dès le 20 mars, nous annonçons un report automatique de six mois des échéances de prêts d’investissement des entreprises les plus touchées (sans qu’elles aient à en faire la demande et sans frais de dossiers). Nous le faisons de façon proactive, en sollicitant nos clients. Ce report pour les professionnels est largement industrialisé. »
— Pierre-Laurent Berne, Directeur du réseau
Les professionnels et entreprises ne sont pas les seuls à devoir gérer des problèmes de trésorerie. La crise sanitaire et économique due au COVID-19 touche aussi les particuliers. Les revenus des ménages sont en effet sous haute tension, notamment les salariés dont les ressources peuvent être amputées par la mise au chômage partiel et qui doivent faire face à des échéances de prêts. En conséquence, tout comme pour les professionnels, la solution du report d’échéances est mise en place. L’augmentation des plafonds de carte bancaire à autorisation systématique fait partie de l’arsenal de mesures.
« Dans le contexte du confinement, le versement des minima sociaux a été également assuré. Afin de minimiser l’affluence en agences, l’utilisation des cartes à usage unique a été privilégiée et des communications régulières, comme des SMS, ont été tour à tour envoyées aux clients pour leur indiquer la date de versement des prestations de la CAF, mais aussi l’arrivée des fonds sur leur compte. »
— Pierre-Laurent Berne, Directeur du réseau
Tout faire pour préparer le monde d'après
Cette crise doit faire prendre conscience de l'impérieuse nécessité d'équilibre, de sens, de remettre l'humain, le local et l'environnement au centre. En ce qui nous concerne, ce sont nos préoccupations depuis plus de 100 ans !
Mobilisation
À la différence de 2008, où la crise provenait de la sphère financière, aujourd'hui les banques font partie de la solution en préservant nos entreprises et le tissu économique pour éviter une crise profonde et sans retour.
— Benoît Viguier, Directeur des Entreprises et Ingénieries
Le « Prêt Garanti par l'État » (PGE), arme de financement massive proposée par l'État, est enclenché. Nous traitons non seulement les actuels problèmes de trésorerie, mais préparons aussi les futurs besoins d'investissement nécessaires au redémarrage de l'activité.
Beaucoup d'entreprises clientes ont vu, du jour au lendemain, leur activité s'arrêter. Il faut financer les investissements pour la reprise, sachant que près de 85 % des entreprises en situation normale avant le confinement sont naturellement éligibles au dispositif du PGE.
— Benoît Viguier
Le déconfinement va se faire de façon progressive. En conséquence, l'activité économique ne va pas repartir du jour au lendemain. Il faut, là aussi, accompagner les entreprises dans la phase post-déconfinement, de manière à ce que l'activité reparte de façon sereine et qu'elle ne se traduise pas par des faillites en chaîne. C'est là le grand enjeu que la Banque Populaire du Sud prend à bras-le-corps. Au cœur de sa raison d'être, la BP Sud est convaincue que la vigueur de la reprise doit être à la hauteur de cette crise sanitaire et économique hors normes. La riposte viendra d'abord du terrain.
Nous venons de traverser une période glaciaire forcée, et nous devons anticiper tous ensemble la vitesse à laquelle nous voulons que le dégel se produise. C'est sur le terrain que la différence se fera : ce sont toutes les TPE, PME et entrepreneurs, ces femmes et ces hommes qui vont donner le ton. Et si la confiance est là, nous déplacerons ensemble les montagnes pour reconstruire la vitalité économique de nos territoires.
— Benoît Viguier
La passion dans une relation serait de courte durée…
Pour Jean, Cécile, Véronique, Adira, Sébastien, Julien, Catherine, Youssouf… et tant d'autres au sein du réseau Banque Populaire du Sud, il n'en n'est rien ! En assurant chaque jour leurs missions de services essentiels, tous déclinent avec force et vigueur la passion de la relation client. Une passion qui, pour eux, n'a d'existence et de sens que dans le long terme et en dépit de toutes les épreuves.
Même à distance, ils n'ont jamais été aussi proches et en phase. Dans l'adversité, ils font corps et donnent toute l'épaisseur humaine au métier de banquier. Aucune tirade, aussi éloquente soit-elle, ne peut révéler le juste écho de la réalité des actes professionnels et experts que chacune et chacun accomplit sans retenue pour accompagner les clients de toutes nos agences.
Que ce soit Kevin, Fatima, Loïc, Emmanuelle, Malik, Anne… nous pouvons les remercier, tous, d'être les véritables sentinelles se tenant avec courage et mobilisation, en faisant fi de leurs propres peurs, de leurs contraintes et de leur fatigue, au chevet de l'économie de nos territoires. Sans eux, il est certain que le souffle de vie du monde des affaires, infiniment petit soit-il au sortir de la crise COVID-19, ne pourrait en aucun cas perdurer, voire survivre. BRAVO !
Fondation Banque Populaire du Sud : donner pour soutenir l’élan de solidarité
Mobilisation
Cette crise sanitaire met en évidence le rôle essentiel du tissu associatif dans nos territoires, son dynamisme, son agilité, sa capacité à innover. Ils sont des centaines, des milliers de bénévoles à s’être mobilisés dès la première heure pour aider, pour agir, pour lutter, pour gagner contre le virus. C’est pourquoi, dès le début du confinement, l’équipe de la Fondation BPS et son Conseil d’Administration décident d’ajuster temporairement la mission de la Fondation, en dédiant une enveloppe de 60 000 € aux actions locales solidaires liées au COVID-19 et identifiées par les conseillers d’agences de la BP Sud.
Avec cette opération, nous voulons aider les petites associations locales. Merci aux collaborateurs de la BP Sud qui ont pris à cœur cette opération et qui ont permis d’identifier les associations sur le terrain. Celles qui irriguent tous les recoins de nos territoires et qui passent souvent en dessous des radars médiatiques. Nous voulons saluer ces bénévoles engagés qui agissent dans nos communes, nos quartiers, nos structures de santé… Et qui font preuve de courage, de générosité, d’inventivité.
— Olivier Gibelin, Président de la Fondation BPS
Grâce à cette enveloppe, la Fondation est fière de pouvoir soutenir 26 actions solidaires portées par des associations et de nombreux bénévoles. Merci à « Secours Infirmiers » qui prend soin des soignants du COVID-19, à « Terre-Contact » et au « Secours Populaire » qui ravitaillent les personnes et les familles dans le besoin. Merci à l’association « Rester Au Village » qui équipe de tablettes numériques des résidences de personnes âgées pour pallier l’isolement. Merci à l’association « Lardenois et Cie », qui conte par téléphone des histoires aux enfants… Merci encore à toutes les associations qui, pour nous protéger, cousent des masques ou fabriquent des visières. Et, merci enfin à toutes les autres associations pour leurs initiatives citoyennes durant la crise sanitaire.
26 associations récompensées
Dans le cadre de l’opération « Actions Solidaires face au COVID-19 » portée par la Fondation Banque Populaire du Sud :
- CIVAM BIO (09)
- Journal de Valdegour (30)
- Joyeux Chichois (34)
- Lardenois et Cie (07)
- La 5ème Saison (34)
- Amaos (30)
- Animation Loisirs Culturels Clémentville (34)
- Association Protestante d’Assistance (30)
- ARES 66 (66)
- C’Faire (30)
- Montredon à Cœur (11)
- Réapprendre à vivre ensemble (34)
- Rester Au Village (30)
- Secours Infirmiers (34)
- Secours Populaire 34 (34)
- La Pléiade (30)
- Le Grand Platane (66)
- Les Amis du Balouard (09)
- MIAM Collectif (66)
- Mobilab 66 (66)
- Modélisme Stéphanois (66)
- Secours Populaire 66 (66)
- Terre-Contact (34)
- Troc&Mode kids (34)
- 3MTKD (34)
- VMEH (48)
Accompagner les structures de l'Économie Sociale et Solidaire
Mobilisation
Avec plus de 12 000 associations clientes de notre banque, il était important de mettre rapidement en place des mesures d'accompagnement d'un secteur d'activité resté, dans un premier temps, en dehors des mesures annoncées par l'État.
— Jean-Philippe Dubar, Directeur du Marché des Associations, de l'Économie Sociale et Solidaire et des relations avec les Institutionnels
La Direction s'est rapidement mobilisée pour mettre en place et récupérer les différentes mesures d'accompagnement (BPI, Région, Départements, Airdie, Adie, etc.), et a ciblé, avec les équipes du marketing, les 350 associations prioritaires pouvant bénéficier de ce dispositif. Après avoir informé les têtes de réseaux de nos partenaires régionaux, notre réseau d'agences et nos Centres d'affaires, un suivi a été mis en place pour accompagner les conseillers et les associations clientes sur nos livres au niveau de la mise en place des PGE ou des reports d'échéances de prêts si nécessaire.
Une veille informationnelle est en cours, en partenariat avec la Chambre régionale de l'Économie Sociale et Solidaire d'Occitanie et les autres représentants de cet écosystème, afin d'apporter les meilleurs conseils et expertises à nos nombreux clients en temps réel.
En tant que banque coopérative des structures de l'Économie Sociale et Solidaire de notre territoire, nous restons mobilisés pour trouver les meilleures solutions aux nombreux cas – diversifiés et propres à ce secteur d'activité – qui se présentent dans nos agences, et pour préparer au mieux la sortie de crise en assurant durablement la pérennité et la richesse du tissu associatif.
— Jean-Philippe Dubar
La juste définition…
Elle n'a pas un visage, elle en a des milliards. On ne connaît pas son âge, pourtant elle est évoquée depuis la nuit des temps. Elle n'a pas de genre, ni féminin, ni masculin… et prend à sa guise celui qui lui convient. Elle n'a pas de religion, néanmoins toutes la font sienne et l'implorent. Elle n'a pas de nationalité et fait sauter aisément les frontières. Humaine ? Pas seulement. Elle est multiculturelle, apatride, universelle, mais aussi citoyenne, engagée, disruptive… En capacité de déclencher des révolutions pour faire basculer le cours de l'Histoire. Elle est puissante, intense, sans retenue, pour faire corps avec la communauté. Sans aucun doute, elle n'est en rien SOLITAIRE, mais bien SOLIDAIRE. C'est bien de solidarité dont on parle ici, et qu'il faut virale aujourd'hui.
Notre solidité financière à vos côtés (Frédéric Mercier) — Chiffres-clés 2019
La modernité de la Banque Populaire du Sud s’exprime dans une pratique active de la coopération, alliant proximité des centres de décision et circuits courts des cycles financiers, l’épargne des clients étant intégralement affectée au financement des projets portés par les acteurs économiques de notre région. Au-delà, la coopération s’exprime également dans l’importance majeure accordée à la pérennité de la banque dans le long terme.
Frédéric Mercier, Directeur Général Adjoint, nous explique que cette pérennité, gage de l’indépendance de gestion et de la préservation durable du modèle mutualiste, est assise sur 3 piliers majeurs.
Le premier pilier qui nous permet de travailler sur le long terme, d’avoir une stratégie à 5 ou 10 ans, c’est notre solvabilité. Grâce au capital social détenu par ses presque 228 000 clients sociétaires et aux réserves accumulées depuis son origine, la Banque Populaire du Sud dispose d’un ratio de solvabilité particulièrement élevé (19 % en 2019, pour une exigence réglementaire de 8,5 %). Elle pourra ainsi continuer demain à financer l’activité économique de la région, et par là, accompagner les créations d’emplois, la construction, la consommation, etc.
Notre deuxième atout, c’est notre large indépendance en matière de liquidités. 85 % des encours de crédits que nous accordons à nos clients proviennent des fonds placés à la Banque Populaire du Sud par nos clients sur leurs comptes à vue ou sur leurs produits d’épargne : Livrets A, Livrets de Développement Durable, Plans d’Épargne Logement, Comptes à terme, etc. Ainsi, nous n’avons à emprunter sur les marchés financiers que des montants très raisonnables et largement sécurisés, ce qui limite d’autant notre dépendance à leur égard.
Le troisième pilier de notre autonomie, c’est notre haut niveau de rentabilité. Notre performance économique se traduit notamment par la progression régulière de notre bénéfice, qui se place à 79,9 M€ en 2019, en hausse pour la quatrième année consécutive. Nos résultats financiers nous permettent de financer nos investissements (plus de 10 M€ engagés en 2019 pour réaliser des travaux dans nos agences et nos sites centraux, principalement avec des entreprises de BTP régionales), d’engager des actions de formation massives (plus de 55 000 heures en 2019) et de couvrir nos risques, tout en continuant de consolider nos réserves. Je veux souligner ici que nos résultats s’appuient exclusivement sur l’activité de banque de détail dans notre région, et qu’ils ne dépendent aucunement d’activités financières à risque ou spéculatives.
Enfin, au-delà de nos performances propres, la capacité de résilience de la Banque Populaire du Sud s’appuie aussi sur son appartenance au groupe BPCE, un des groupes bancaires européens les plus solides, grâce notamment à un dispositif de solidarité très puissant entre les Banques Populaires et les Caisses d’Épargne.
La Banque Populaire du Sud : une banque mutualiste et coopérative, jusqu’au bout !
— Frédéric Mercier, Directeur Général Adjoint
Chiffres-clés 2019 — Banque Populaire du Sud
Structure financière
- Total du bilan : 14,2 Mds€
- Ratio de solvabilité : 19,00 %
- Fonds propres prudentiels : 944 311 852 €
Activité crédit et épargne
- Encours moyens des crédits : 11,1 Mds€
- Encours d’épargne : 9,4 Mds€
- Composition de l’épargne : 3,9 Mds€ d’épargne financière et 13,3 Mds€ de dépôts monétaires
Clientèle et réseau
- 498 396 clients
- 26 273 professionnels actifs
- 1 849 entreprises actives
- 252 agences
- 2 085 collaborateurs en CDI
- 55 511 heures de formation
- 227 830 sociétaires
Résultats 2019 (vs 2018)
- Produit net bancaire : 385,6 M€ (+1,1 %)
- Résultat brut d’exploitation : 135,3 M€ (+3,9 %)
- Résultat net : 79,9 M€ (+6,4 %)
Chiffres hors coûts de fusion avec les marques Banque Dupuy de Parseval, Banque Marze et Crédit Maritime Méditerranée.
Banque coopérative : le modèle résilient ! / Quiz culture sociétariat
Banque coopérative : le modèle résilient !
La spécificité de la crise du Coronavirus est qu'elle est avant tout sanitaire.
Ses conséquences se mesurent en nombre de victimes, rappelant à chacun que personne, quelle que soit sa condition, n'est à l'abri. Elle vient nous interpeller sur la fragilité de nos vies, nous fait prendre conscience de la relation à autrui, de l'appartenance à un collectif, de notre dépendance aux autres et surtout de notre responsabilité vis-à-vis des autres. Alors même que nous avons été déclarés « activité essentielle », notre défi sociétal du « monde d'après la crise » est bien de maintenir notre cap sur la notion d'essentialité dans nos organisations.
Comme depuis plus de 100 ans, nous ne devons en aucun cas nous éloigner de nos fondamentaux. Nous devons toujours nous projeter dans un temps long, déplacer encore plus en amont le curseur de la solidarité, de la prise de conscience de notre écosystème, de la responsabilité vis-à-vis de la société, de l'humain, voire de l'espèce humaine et de sa pérennité. Essentielle, notre ambition est de l'être toujours demain pour vous. Un but qui anime l'ensemble des équipes de la Banque Populaire du Sud. Grâce à elles, notre Banque au quotidien montre, plus que jamais, ce que veulent dire nos valeurs coopératives, ce que veut dire pour elle la notion de responsabilité, ce que veut dire être au service de nos clients et de l'économie de nos territoires de façon durable. C'est ce lien humain, ce relationnel de proximité, cette capacité de vous être utiles et d'être proches de vous, cette nécessité d'aller au-devant de vos besoins qui constituent le sel de notre raison d'être, l'intérêt de ce que nous faisons et qui justifient, ô combien, le niveau d'exigence et d'expertise que chacun des collaborateurs de la Banque Populaire du Sud met au quotidien dans son travail.
Quiz culture sociétariat
En 2019, l'empreinte coopérative et sociétale de la Banque Populaire du Sud s'élève à : 9 259 387,52 €.
Avoir des parts sociales, c'est quoi ?
La part sociale est une fraction du capital de la banque. Nominative, elle est non négociable. Contrairement à l'action, la part sociale n'est pas cotée. Elle n'est pas soumise aux fluctuations des marchés. Elle ne permet pas la spéculation. La valeur de la part sociale, ainsi que sa rémunération annuelle, sont définies par le Conseil d'Administration et votées en Assemblée Générale. L'achat de parts sociales est limité par sociétaire, par un seuil et un plafond définis par chaque banque, afin de donner la possibilité au plus grand nombre de participer au capital de leur banque.
L'Assemblée Générale Ordinaire, c'est quoi ?
C'est celle qui est appelée à prendre toutes décisions qui ne modifient pas les statuts. Elle est réunie au moins une fois par an pour statuer sur les comptes de l'exercice social précédent, et le cas échéant, sur les comptes consolidés. Elle nomme et révoque les Administrateurs. Elle nomme les Commissaires Aux Comptes. Elle fixe le montant des jetons de présence.
L'Assemblée Générale Extraordinaire, c'est quoi ?
Elle est seule habilitée, après approbation du Groupe BPCE, à apporter aux statuts toutes modifications utiles. Elle peut autoriser notamment le changement de dénomination de la société et l'augmentation du capital social, la fusion avec une autre Banque Populaire, l'exclusion de sociétaires, l'incorporation de réserves au capital.
Les réserves impartageables, c'est quoi ?
C'est une spécificité de notre modèle coopératif qui permet de mettre de côté une part importante des résultats au bénéfice des générations futures. Mettre une partie de ses résultats en réserve (15 %) est une obligation statutaire, tant que ces réserves n'atteignent pas le montant du capital social. Les réserves sont dites impartageables, car elles ne peuvent pas être distribuées aux sociétaires en cas de liquidation. Les réserves impartageables constituent donc une richesse collective mise en commun par les sociétaires qui assurent ainsi la solidarité intergénérationnelle entre les sociétaires passés, présents et futurs.
Les grands principes à retenir du modèle coopératif Banque Populaire
- Une rémunération limitée du capital hors de toute spéculation.
- Des réserves impartageables transmises aux générations futures.
- Une organisation qui fonde sa performance économique sur l'efficacité collective et la gestion sur le long terme.
- La primauté de l'intérêt collectif sur l'intérêt individuel.
- Un ancrage dans les territoires favorisant leur développement.
Sociétaires de la Banque Populaire du Sud : une communauté active
Financer l'économie réelle
Être sociétaire, c'est détenir une partie du capital de sa banque et participer à son développement et à celui de son territoire. Le capital social constitue une partie des capitaux propres de la banque : c'est cette solidité financière qui permet de financer l'économie réelle régionale.
En augmentant le capital social de la banque, le sociétaire prend une part active à son développement : il lui donne les moyens d'accroître ses fonds propres pour continuer à financer les projets des clients. C'est l'expression simple de ce qu'est une banque coopérative : la mise en commun de moyens au service des projets de ses membres. Ainsi on peut dire que 8 euros de parts sociales souscrites, c'est potentiellement 100 euros de crédits octroyés dans la région.
Participer, comprendre et faire entendre sa voix
Tout sociétaire peut participer aux débats, échanger directement avec les dirigeants, voter les résolutions aux Assemblées Générales de la banque et élire les membres du Conseil d'Administration.
S'impliquer dans la vie locale de sa région
Être sociétaire de la Banque Populaire du Sud, c'est soutenir des initiatives. Par des actions de mécénat, la banque finance des projets sur son territoire, en proximité, dans des domaines variés comme l'éducation, la santé, l'insertion économique et sociale, la culture et le patrimoine ou bien encore l'accompagnement à la création d'entreprises. Ainsi, beaucoup d'initiatives sont soutenues chaque année.
Celles-ci sont recensées, tracées et valorisées en euros au travers d'un outil, l'« empreinte coopérative et sociétale » : c'est le « plus coopératif », reflet de nos actions socialement responsables et respectueuses de l'intérêt général. Cet outil ne prend en compte que les actions allant au-delà des obligations légales, d'un objectif strictement commercial, et de l'exercice classique du métier bancaire.
Autant de bonnes raisons pour rejoindre la communauté des sociétaires de la Banque Populaire du Sud.
BPS, une entreprise citoyenne — Interview d’André Joffre
« Les collaborateurs de la BPS sont allés au front pour sauver nos entreprises. Merci ! »
— André Joffre, Président de la Banque Populaire du Sud
Alors que la période de crise sanitaire du COVID-19 se poursuit, André Joffre, Président de la Banque Populaire du Sud, considère que la banque coopérative a été au rendez-vous de cette situation inédite en débloquant des moyens très importants dans des délais les plus brefs. La Banque Populaire du Sud est aussi là pour relancer la machine, car les crises, accélératrices de tendances, offrent des opportunités à saisir… Entretien !
Comment la Banque Populaire du Sud, banque coopérative mutualiste, a-t-elle réagi à cette crise du COVID-19 et au confinement induit ?
André Joffre : Cette crise, nouvelle par son ampleur, montre justement que le modèle coopératif est particulièrement résilient. Il est en capacité de s’adapter à la situation dans des délais très courts. Ce modèle décentralisé, proche des clients, a permis une très forte réactivité dès les premiers soubresauts de la crise avec la mise en place extrêmement rapide de reports d’échéances de prêts de façon automatique pour l’ensemble de nos clients professionnels, sur un même pied d’égalité.
La banque a donc su répondre « présente » ?
André Joffre : Oui, elle a assuré la continuité de ses services dans l’urgence. On en parle peu dans les médias, mais les collaborateurs des banques sont allés eux aussi au front au service des clients. Nous avons, bien sûr, veillé à ce qu’ils travaillent en totale sécurité sanitaire. Il faut les remercier du fond du cœur. La grande majorité de nos agences est demeurée ouverte pour recevoir, rassurer, conseiller nos clients et pour travailler les dossiers, trouver des solutions et distribuer de l’argent aux entrepreneurs. Les équipes ont été exemplaires. Je leur adresse un grand satisfecit. Les clients s’en souviendront. Je suis certain que cette gestion de crise va redorer l’image des banques, et notamment coopératives, comme la Banque Populaire du Sud.
Comment voyez-vous l’évolution de la crise sur le plan économique ?
André Joffre : C’est aujourd’hui difficile à entendre, mais toutes les crises ont des effets positifs. Elles permettent d’améliorer certaines choses, de détecter des signaux faibles qui finissent, à terme, par se généraliser. Les crises sont des accélérateurs de tendances. À n’en pas douter, la reprise s’activera autour de trois piliers : la santé-environnement-biodiversité, le développement numérique, et enfin la relocalisation des activités… autant de tendances qui pourraient profiter à nos PME locales et à nos agriculteurs. Le territoire de la Banque Populaire du Sud est ainsi riche de talents dans le domaine de la santé, à Montpellier avec le pôle de compétitivité EurobioMed, ou bien encore dans celui des énergies renouvelables, à Perpignan. Regardez le numérique ! En quelques jours, les entreprises – dont la Banque d’ailleurs – ont su créer des liens digitaux entre salariés et clients pour accélérer le télétravail, les réunions à distance ou encore les formations. Nous avons sur notre territoire des entreprises et des start-up du digital très performantes qui peuvent tirer leur épingle du jeu.
Quid de la relocalisation ?
André Joffre : C’est un fait. La notion de circuits courts devrait durablement s’installer. Ce qui était auparavant balbutiant devrait devenir banal. La Banque Populaire du Sud est synchrone avec ces évolutions, c’est même son fondement. Notre Maison finance depuis plus de 100 ans les entreprises du territoire et les prestataires locaux avec l’épargne locale. Et quand les entrepreneurs d’ici auront des opportunités à saisir dans l’après-crise, nous serons là ! La Banque Populaire du Sud est un peu comme une entreprise citoyenne à mission humaniste qui réinvestit la quasi-totalité de ses bénéfices pour financer le développement du territoire. Un modèle qui devrait faire florès à l’avenir.
Témoignages clients & témoignages collaborateurs
Témoignages clients — « Nous sommes à leurs côtés ! »
La Confiserie du Tech à Cabestany, confiseur-biscuitier catalan, emploie 100 collaborateurs. La crise du COVID-19 suppose une forte baisse de notre activité, incluant des difficultés d’approvisionnement et de production. Nous avons été contactés par la BP Sud qui nous a proposé de mettre en place le Prêt Garanti par l’État pour disposer de ressources financières et faire face à des tensions de trésorerie. Il s’agit bien évidemment de dettes, mais en tout état de cause, cela va nous permettre de passer un cap et surtout de préparer le rebond. Notre responsabilité de chefs d’entreprises est de maintenir à flot nos entreprises. Nous nous battrons pour cela.
— Xavier Danjou, Directeur Général de la Confiserie du Tech (Perpignan, Agence Entreprises)
Je dirige les Établissements AGNIEL (climatisation - électricité - chauffage) à Alès, dans le Gard. Nous sommes clients à la BP Sud depuis plus de 36 ans et c’est tout naturellement, dans ce contexte de crise, que nous nous sommes tournés vers nos partenaires privilégiés pour faire la demande du PGE. Nous avons immédiatement trouvé un accueil clair et précis et des réponses concernant les démarches à effectuer. 48 heures plus tard, nous avons reçu un accord. Ce prêt constitue une véritable aide à la trésorerie qui va nous permettre de régler l’ensemble de nos charges fixes et salaires sur une période de trois mois. Ainsi, nous regardons vers l’avenir plus sereinement. La BP Sud a été réactive et à notre écoute, et au-delà de l’aspect financier, cette crise aura également resserré nos liens et créé un climat de confiance entre nos structures.
— Olivier Slusarska, Gérant des Établissements AGNIEL (Centre d’affaires Gard Lozère Ardèche)
Dès l’annonce du Gouvernement informant que les activités non essentielles – comme celles de mon institut de beauté – devaient fermer en raison de la crise sanitaire, j’ai pris contact avec ma conseillère pour des informations concernant les aides proposées aux entreprises. Je profite de l’occasion pour l’en remercier tout particulièrement. Sans son écoute, son professionnalisme, ses appels téléphoniques, son aide… cela aurait été très compliqué pour moi. Tout au long du montage de mon dossier, de la création sur le site PBI à la signature du PGE, la BP Sud a été présente à mes côtés, en m’apportant toutes les réponses aux questionnements que je pouvais avoir. L’obtention de ce PGE va me permettre de payer les charges de la société pendant l’inactivité de celle-ci, d’être à jour de tous les prélèvements effectués (URSSAF, TVA, CFE, charges fixes et charges variables), et d’avoir de la trésorerie le jour de la réouverture afin de commander des matières premières essentielles à mon activité.
— Christel Gervais, gérante de l’EURL « Entre Ciel et Mer » (Agence de Saint-Jean-de-Védas)
Témoignages collaborateurs — « Au front face au COVID-19 ! »
Nous restons tous positifs et gardons une bonne cohésion d’équipe. Beaucoup de nos clients consultent leurs comptes via l’accès Internet. Nous les orientons également vers leur application Cyber+ qui reste le canal de demain avec les smartphones. Avec cette crise sanitaire, nous privilégions la relation à distance. Nous échangeons par mail, mais aussi par téléphone, notamment pour les rendez-vous. Avec de nouvelles procédures informatiques mises en place, nous travaillons en toute sécurité. Cette période nous donne l’occasion d’expliquer à nos clients les avantages de nos applications, afin de les rendre autonomes.
— Marine Blanchard, Chargée d’accueil (Agence de Vauvert)
Au lendemain de l’annonce du Gouvernement, nous avons réagi pour organiser le PGE. Au quotidien, un flux d’informations arrive pour la mise en place de ce nouveau Prêt. Il faut se réajuster en permanence pour assurer les bons conseils à nos clients. Quand cela est possible, notamment pour de « petits montants », nous essayons d’alléger les justificatifs demandés. D’autres solutions à court terme sont aussi mises en place pour soutenir les activités des professionnels (découvert, report des échéances de crédit, etc.), mais aussi pour répondre présents sur la partie privée de ces mêmes professionnels (report des crédits immobiliers et de consommation). Nous essayons d’être aussi réactifs que possible avec des études et des déblocages en quelques jours. Il s’agit d’une crise inédite. Aucun modèle économique n’a pris en compte cette possibilité d’un arrêt mondial ! Certains professionnels ont renoncé à s’installer à leur compte et d’autres freinent leurs investissements. Je pense que cette crise (comme celle des subprimes) sera porteuse de nouveaux repères, tant dans la gestion des professionnels (besoin en trésorerie) que dans les critères d’octroi de nos futurs crédits.
— Michaël Pauleau-Dulien, Conseiller de Clientèle professionnelle
Pour assurer notre mission d’activité essentielle, l’ensemble des équipes est sur le pont en première ligne, et ce depuis plusieurs semaines. Chaque manager de point de vente de la succursale « Perpignan Rive Gauche » a adapté les moyens mis à sa disposition afin d’assurer la sécurité sanitaire de son équipe tout en continuant de servir et d’accompagner sa clientèle. Pour limiter au mieux le flux physique, nous invitons nos clients à utiliser les diverses solutions de Self Care proposées par notre banque, et bien entendu nous préconisons les rendez-vous et entretiens téléphoniques à l’aide de nos outils digitaux. L’engagement sans faille des collaborateurs des divers points de vente de « Perpignan Rive Gauche » permet chaque jour à nos agences de fonctionner d’une façon optimale durant cette période si particulière.
— Hervé Miquel, Directeur de succursale (Succursale de Perpignan Rive Gauche)
Le Conseil d'Administration et le Comité de Direction de la BPS
Le Conseil d'Administration de la BPS (au 31 mai 2020)
Avec les sociétaires et les collaborateurs, les Administrateurs constituent le socle du modèle coopératif. Eux-mêmes clients sociétaires, ils sont élus par leurs pairs lors des Assemblées Générales. Ils jouent un rôle clé au sein de la banque : ils sont membres des Conseils d'Administration, des comités spécialisés et contrôlent les décisions stratégiques. Ils ont également un rôle de représentation des sociétaires : ils sont les porte-paroles de leurs intérêts et les garants du bon fonctionnement de la vie coopérative.
- André Joffre
- François Raguin
- Didier Chabrier
- Françoise Guetron-Gouazé
- Karine Puget
- Olivier Assié
- Bernard Etienne
- Laetitia Léonard
- Bruno Liguori
- Bénédicte Navarro
- Alain Penchinat
- Marie Perez-Siscar
- Josick Paoli
Le Comité de Direction de la BPS (au 31 mai 2020)
- Pierre-Laurent Berne, Directeur du Réseau
- Jean-Marie Martinez, Chargé de mission
- Philippe Duran, Direction des Engagements
- Catherine Messerschmitt, Directrice Conformité et Risques
- Philippe Hernandez, Directeur Financier
- Benoît Viguier, Directeur des Entreprises et des Ingénieries
- Frédéric Mercier, Directeur Général Adjoint et Secrétaire Général
- Marc Bourrat, Directeur de la Transformation
- Pierre Chauvois, Directeur Général
- Hugues Dupuy, Directeur des marques Banque Dupuy, de Parseval et Banque Marze
- Michel Claret, Directeur Développement des marques
- Maryline Patin, Directrice des Ressources Humaines et de la Communication
- Pascal Brian, Directeur du Développement
- Catherine Baldo, Directrice Services Clients
- Nicolas Lalouette, Directeur de l'Audit
Parce que vous n’avez rien lâché, nous n’avons pas lâché !
La réponse économique appropriée à la crise sanitaire sans précédent que nous venons de vivre repose sur l’idée que le curseur, en cette période, s’est déplacé vers la solidarité. Pour une banque coopérative telle que la nôtre, la solidarité est au cœur de sa raison d’être. Depuis plus de 100 ans d’existence, elle dénonce le « court-termisme » pour être « la banque de la relation durable de proximité de tous ceux qui vivent et entreprennent dans son territoire ». Responsable et solidaire, il allait donc de soi, il allait donc de nous, Banque Populaire du Sud, de tout faire et de tout mettre en œuvre en termes d’organisation et de moyens pour tenter d’éviter à nos clients un double coup dur, sanitaire et économique.
En pleine tempête, il n’est pas l’heure de chercher un cap, à défaut de repères. Ce n’est pas notre cas : nous adaptons notre métier aux circonstances, notre solidité financière est à votre service. Aujourd’hui, il ne peut pas en être autrement.
Parce que vous n’avez pas lâché, nous n’avons rien lâché !