Coopérativement Nôtre — édition 2021

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Édito – Interview de Pierre Chauvois, Directeur Général (par Magali Henouille)

Magali Henouille : Quel regard portez-vous sur l'environnement économique ?

Notre environnement est bien sûr marqué par la crise sanitaire, crise sanitaire d'une importance, d'une durée, d'une amplitude non prévisibles et, de fait, difficilement maîtrisable. Au-delà des drames humains que nous vivons tous dans nos familles, chez nos proches et au sein de nos entreprises, et pour se placer d'un seul point de vue économique, nous avons connu en 2020 une récession proche de 10 %, évolution jamais connue depuis la seconde guerre mondiale. Si les acteurs économiques ont pu, à date, résister, c'est bien grâce à toutes les mesures d'accompagnement prises (report d'échéances, prêts garantis par l'État, report de charges, chômage partiel, etc.). De fait, 15 mois après le début de la pandémie il est difficile de savoir avec précision quels seront les secteurs les plus touchés, quelles vont être les conséquences économiques, financières et sociales pour notre région, et à quel moment elles vont apparaître. L'heure n'est pas au bilan ! L'heure est à l'action pour définir et mettre en œuvre toutes les voies nous permettant de retrouver le plus vite possible la croissance nécessaire au progrès.

Toutes nos équipes sont mobilisées pour accompagner le nécessaire rebond et la reprise. Notre région a d'immenses atouts, au premier rang desquels, notamment, sa croissance démographique qui donne des perspectives au secteur du bâtiment, sa capacité à produire des énergies nouvelles, son potentiel touristique, son agriculture et sa viticulture, etc… Je suis convaincu que le dynamisme de nos entrepreneurs, le rôle des collectivités publiques, l'appui du secteur bancaire nous permettront vite de retrouver l'espoir et les chemins du succès.

Magali Henouille : Le modèle coopératif donne-t-il à son dirigeant les moyens de gérer une telle crise ?

Incontestablement oui, et pour trois raisons, à mon sens.

La première, c'est que nous gérons de façon autonome nos banques régionales mutualistes, ce qui nous permet d'être à l'écoute de nos administrateurs, de nos sociétaires, et proches de nos clients ; de comprendre les besoins locaux et d'y apporter avec célérité les meilleures réponses.

La deuxième, c'est que c'est dans notre ADN d'accompagner tous celles et ceux qui entreprennent leur vie. Les évolutions économiques, écologiques, sanitaires, technologiques actuelles donnent tout son sens à notre raison d'être : « La banque populaire résolument coopérative et innovante accompagne dans une relation durable et de proximité tous ceux qui vivent et entreprennent sur son territoire ». À cet égard, le rôle de la Banque Populaire du Sud auprès des entrepreneurs (10 000 clients ont bénéficié d'un report d'échéances, 8 000 d'un prêt garanti par l'État, 100 % de nos agences sont restées ouvertes…) a été salué par le plus grand nombre. L'évolution significative de nos taux de satisfaction dans les enquêtes qualité en témoigne de façon très claire.

La troisième, c'est que nous bénéficions de toute la solidité financière et de toutes les compétences de notre groupe, BPCE. La capacité à agir local et l'appui d'un groupe puissant nous permettent, me semble-t-il, d'être bien armés pour affronter tous les défis d'aujourd'hui.

Magali Henouille : À l'époque où tout le monde parle de la fermeture des agences bancaires, qu'en est-il pour la Banque Populaire du Sud ?

Notre vocation est de demeurer bien ancrés au cœur de notre territoire, au plus près de nos sociétaires, de nos clients, de nos partenaires. Nous concernant, et contrairement à d'autres établissements, nous souhaitons rester bien présents, notamment en milieu rural. Nos ouvertures d'agences récentes, par exemple sur la commune de Magalas, au nord de Béziers, nos nouveaux points de vente du Crédit Maritime sur le littoral, les ouvertures à venir à Mazères dans l'Ariège, à Gruissan et Coursan dans l'Aude, en sont les meilleures preuves.

Notre objectif est de proposer à tous nos clients toutes les possibilités pour travailler avec nous comme ils le souhaitent : dans nos agences (rurales ou urbaines, généralistes ou spécialistes), au téléphone avec leur conseiller ou des spécialistes sur des plateformes, grâce à internet sur leur ordinateur ou leur portable dans les meilleures conditions de sécurité. C'est chaque client qui choisit le mode de relation qui lui convient le mieux. Nous devons lui offrir toutes les possibilités. J'ai la conviction que c'est en répondant au mieux aux attentes que nous continuerons à progresser et nous développer.

— Pierre Chauvois, Directeur Général

Questions de sociétaires

C'est une banque avec laquelle nous avons un très bon relationnel. Présente chez nombre de nos clients, elle est actrice de l'économie locale et nous pouvons compter sur elle.

— Magali Henouille, Expert-comptable, sociétaire
  • Nom : Henouille
  • Prénom : Magali
  • Fonction : Expert-comptable
  • Nom de la société : Magali Henouille Expertise Comptable
  • Secteur d'activité : Expertise comptable
  • Localisation : Narbonne
  • Nombre de collaborateurs : 10

La Banque Populaire du Sud : la nécessaire résilience !

Banque historique de l'association depuis plus de 35 ans, nous partageons des valeurs communes et solidaires.

— Christine Bezzina, Directrice de l'APIJE

Fiche d'identité sociétaire

  • Nom : Bezzina
  • Prénom : Christine
  • Fonction : Directrice
  • Nom de la société : APIJE (Association pour l'Insertion des Jeunes par l'Économie)
  • Secteur d'activité : Insertion par l'activité économique
  • Localisation : Montpellier, Lunel, Sète, Clermont l'Hérault, Jacou
  • Nombre de collaborateurs : 84

Question à Maryline Patin, Directrice des Ressources Humaines et de la Communication

Christine Bezzina : Comment la Banque Populaire du Sud accompagne-t-elle ses collaborateurs pendant cette période si particulière ?

Assurer la sécurité des collaborateurs est l'un de nos premiers enjeux. Immédiatement, des mesures sont prises (rappel permanent des gestes barrières et du maintien de la distanciation sociale, distribution de masques et mise à disposition de gel hydroalcoolique, etc.). Le recours au travail à distance est une des solutions pour garantir la protection de nos équipes.

Parallèlement, la quasi-totalité des collaborateurs sont reçus par leur manager pour faire un point sur leurs projets professionnels, nous permettant ainsi de recueillir les souhaits de chacune et chacun. En matière de développement des compétences, nos formations sont revues pour se tenir en format distanciel. L'ensemble de nos cycles métiers est repensé, et pour faire suite à la mise en place du nouveau « modèle de leadership », notre Campus Manager voit le jour en novembre 2020. Dans ce campus, au-delà des formations « traditionnelles », nos managers ont accès à une plateforme digitale où ils peuvent trouver des vidéos en lien avec l'actualité du management. Tous les trimestres, nous leur proposons de participer à des webinaires.

Engagée sur les sujets de mixité, la BP Sud voit son Label Égalité renouvelé par l'AFNOR et un nouvel accord sur l'Égalité professionnelle entre les Femmes et les Hommes est signé. Nous poursuivons nos actions en faveur de la Qualité de Vie au Travail et concluons un partenariat avec l'association Cancer@Work afin de mieux accompagner les personnes atteintes de cette maladie. En lien avec le CSE, nous développons la pratique du sport. Plus de 650 collaborateurs se sont enrôlés sur la plateforme « United Heroes » qui offre des programmes sportifs collectifs. Nous poursuivons nos efforts en matière d'accueil des jeunes avec, aujourd'hui, une centaine de collaborateurs en alternance. En conclusion, je rappelle aussi que pour les collaborateurs qui en ressentent le besoin, une assistance psychologique (via un numéro vert) est mise à leur disposition.

Question à Muriel Douarin, Directrice Financière

Christine Bezzina : Quels sont les grands ratios qui traduisent la solidité de la Banque Populaire du Sud ?

Année après année, la Banque Populaire du Sud confirme la solidité de ses résultats et de sa structure financière, ce qui lui permet de faire face à des situations adverses.

  • En 2020, la BPS a généré un résultat net de plus de 72 M€, tout en augmentant ses provisions, de façon à anticiper un risque de défaillance accru dans le futur chez nos clients les plus fragilisés par la crise.
  • Dans un contexte de crise sanitaire inédite, le produit net bancaire a été préservé à 383,4 M€ (- 0,5 % par rapport à 2020) grâce à une forte dynamique commerciale.
  • Le coefficient d'exploitation – c'est-à-dire le rapport entre les charges d'exploitation et les produits – se situe à moins de 66 % et illustre le bon niveau de profitabilité des activités.
  • La BPS peut s'appuyer sur des fonds propres prudentiels très solides se montant à 1 Mds €.
  • Le ratio de solvabilité bancaire – c'est-à-dire le rapport entre les fonds propres et les encours pondérés par le risque – s'élève à 20,25 %, très largement au-delà des niveaux règlementaires requis. Ce niveau témoigne de l'importance des fonds propres accumulés et d'une bonne maîtrise du risque.
  • Enfin, la liquidité est une dimension importante de la solidité d'une banque. Les ratios de liquidité de la BPS témoignent de l'équilibre de son modèle de développement. Le rapport entre l'encours de crédit et les montants des dépôts des clients est de 113,2 %, ce qui permet un recours limité au refinancement sur les marchés. La Banque dispose d'une réserve d'actifs liquides et de bonne qualité lui permettant de faire face à un scénario de tensions.

Question à Pierre-Laurent Berne, Directeur Général Adjoint en charge du Réseau Retail

Christine Bezzina : La crise modifie-t-elle la relation entre la Banque Populaire du Sud et ses clients ?

Dès le début du confinement, notre métier est considéré comme une activité essentielle par le Gouvernement. Pas de surprise… Au contraire ! Cela fait plus de 100 ans que notre « essentiel » est la relation que nous entretenons avec nos clients. En cette période singulière, nous restons le tiers de confiance de prédilection à leur service et à celui de nos territoires. Dès les premières semaines de la crise sanitaire, la BP Sud accorde plus de 10 000 reports d'échéances de crédits. Elle soutient les entreprises en débloquant 792 M€ de Prêts Garantis par l'État, au bénéfice de plus de 8 000 clients. Au-delà, elle continue d'accompagner les acteurs économiques de la région en finançant plus de 44 000 projets, soit un montant cumulé de 3,3 Mds € (PGE inclus), en progression de 40 % par rapport à l'exercice précédent. Les encours moyens de crédits ont progressé de + 10 % en 2020, pour s'établir désormais au-delà de 12 Mds €.

Une relation qui dure est aussi une relation qui évolue au gré des changements, des crises, qui sont de véritables accélérateurs de tendances. Face au manque de visibilité sur cette pandémie et sur le contexte économique, les clients expriment le besoin d'être rassurés sur la capacité de leur banque à les accompagner. Être contactés, se sentir écoutés et compris, obtenir rapidement une réponse à leurs demandes : voilà les exigences légitimes de nos clients, devenues impérieuses dans la période actuelle. L'implication et le professionnalisme de nos collaborateurs, la qualité des outils de banque à distance utilisés désormais de manière régulière par près de 3 clients sur 4, permettent de préserver nos performances commerciales et un service de qualité à notre clientèle. Les derniers chiffres de satisfaction client en témoignent. Nous pouvons tous en être fiers !

Les performances du Groupe / Chronologie d'une pandémie

Covid-19 : chronologie d'une pandémie dans le monde et en France (2020)

  • 31 décembre 2019 — L'OMS est informée de cas inquiétants de pneumonie de « cause inconnue » à Wuhan, en Chine.
  • 7 janvier 2020 — Le virus est identifié : il s'agit d'un nouveau virus de la famille des coronavirus.
  • 11 janvier — Pékin annonce le 1er mort officiel d'une maladie qui sera nommée Covid-19.
  • 23 janvier — Mise en quarantaine de Wuhan.
  • 15 février — 1er décès officiel hors d'Asie : un touriste chinois de 80 ans hospitalisé à Paris.
  • 11 mars — L'OMS qualifie la Covid-19 de « pandémie ».
  • 12 mars — Fermeture des établissements scolaires en France.
  • 17 mars — Confinement général en France ; restrictions de circulation.
  • 2 avril — Près de 4 milliards de personnes confinées partout dans le monde, l'économie s'arrête. Les banques sont reconnues service essentiel.
  • 20 juillet — Port du masque obligatoire dans les lieux publics clos.
  • 28 septembre — Le virus repart en Europe, en France. Les États-Unis comptent le plus grand nombre de morts.
  • 24 octobre — Couvre-feu quasi général en France.
  • 30 octobre — Reconfinement en France.
  • 9 novembre — Pfizer/BioNTech dévoilent les résultats positifs pour un vaccin contre la Covid-19.
  • 28 novembre — Mauricette, 78 ans, première française à recevoir le vaccin.
  • Décembre — Plusieurs pays lancent des campagnes de vaccination.
  • 27 décembre — Un nouveau variant du virus s'étend depuis le Royaume-Uni.

Repères épidémiques au fil de l'année : + 100 000 cas dans le monde ; + 1 million de cas dans le monde ; + 1 million de morts dans le monde ; + 1 million de cas en France ; + 1,8 million de morts dans le monde.

Être solidaires : la Banque Populaire du Sud pendant la crise

2 203 collaborateurs (2 079 CDI, 25 CDD et 99 alternants) travaillent à distance ou en agence.

  • Mars — Le banquier de l'urgence : 100 % des agences restent ouvertes. Du 25 au 30 mars, les Prêts Garantis par l'État (PGE) sont lancés.
  • Avril — Aux côtés de nos clients : déploiement d'un service innovant de retrait par SMS aux distributeurs automatiques.
  • Mai — Aider à lever les rideaux : 1er mai, opération « muguet », dons de fleurs aux personnels soignants.
  • Juillet — Soutenir l'activité : Banque Populaire signe avec le Fonds européen d'investissement (FEI).
  • Septembre — Défendre des projets solidaires : les Banques Populaires mènent de nombreuses actions.
  • Novembre — Ne rien lâcher encore : possibilité de report du remboursement du capital des PGE à 2022.
  • Décembre — Pour un nécessaire rebond : la Banque Populaire du Sud a octroyé 815 millions d'euros de PGE sur l'ensemble de son territoire. L'assemblée de la Banque Populaire du Sud se tient à huis clos.

Les performances du Groupe Banque Populaire du Sud (au 31/12/2020)

  • Produit net bancaire : 383,5 M€
  • Charges d'exploitation : 252,9 M€
  • Résultat brut d'exploitation : 130,6 M€
  • Coût du risque (au 31/12/2020) : 36,3 M€
  • Résultat net : 72,4 M€
  • Encours moyens de crédits : 12,2 Mds€
  • Ratio de fonds propres de solvabilité : 20,25 %
  • Fonds propres prudentiels : 998 M€
  • Encours d'épargne bilan : 10,7 Mds€
  • Épargne financière : 3,8 Mds€

Chiffres clés

  • Nombre de sociétaires : 231 875 (+ 1,8 %)
  • Nombre de clients : 530 308 (+ 6,4 %)
  • Nombre d'agences : 232
  • Nombre d'heures de formation : 70 729 (+ 27,4 %)
  • Nombre de clients Particuliers actifs : 316 298 (+ 1,4 %)
  • Nombre de clients Professionnels actifs : 26 832 (+ 1 %)
  • Nombre de clients Entreprises actives : 1 782
  • Nombre de collaborateurs : 2 203 (2 079 CDI, 25 CDD et 99 alternants)

Construire ensemble le monde nouveau

Je suis client sociétaire de la BP Sud depuis toujours pour mes activités professionnelles et personnelles. J'y trouve une écoute, une proximité, un service rendu de tous les instants.

— Jean-Luc Delay, client sociétaire

Fiche d'identité du sociétaire :

  • Nom : Delay
  • Prénom : Jean-Luc
  • Fonction : huissier de justice
  • Localisation : Privas
  • Nombre de collaborateurs : 2

Question à Frédéric Mercier, Directeur Général Adjoint et Secrétaire Général de la Banque Populaire du Sud.

Jean-Luc Delay : La Banque Populaire du Sud rédige sa feuille de route pour les trois prochaines années. Comment est-elle en mesure d'innover pour répondre aux futurs besoins de ses clients et de la société ?

Frédéric Mercier : Dans la réalisation de notre plan stratégique, nous sollicitons de manière participative le plus grand nombre de nos collaborateurs, clients et divers partenaires. Pour construire la Banque Populaire du Sud de 2024, ensemble nous innovons, et nous innoverons encore à l'avenir :

  • En matière d'offres, avec les gammes d'assurance Innove2020, les conventions Cristal et les offres Green.
  • En matière de distribution, avec un nombre croissant et assez original d'agences (et d'e-agences) dédiées à certaines clientèles : étudiants et enseignants, professions libérales, clients appétents aux problématiques de Responsabilité Sociale des Entreprises, et bientôt clients sportifs de haut niveau.
  • Les agences seront soutenues par un nombre croissant de middle offices spécialisés, qui apportent en direct aux clients les réponses aux questions techniques en relai des agences traditionnelles, mais aussi en multipliant les fonctionnalités de self care.
  • Dans la manière de travailler sur les sujets de la data, en fédérant autour de la BP du Sud des start-up, des laboratoires et des universités régionales, et en accompagnant des étudiants pour la préparation de thèses universitaires en rapport avec ces sujets.
  • Dans notre modèle social, en nous préparant aux transformations des emplois, aux changements de métiers et de contenus des missions, à l'évolution des modes de travail, en insistant notamment sur la qualité du management.
  • Autre enjeu d'innovation pour nous : nous appuyer sur notre modèle ancien, le sociétariat, et sur ses valeurs profondes (la solidarité, la proximité, la vision de long terme) et conjuguer ces dernières avec les impératifs du moment : l'exigence de rapidité, l'agilité dans le fonctionnement interne, la rentabilité du modèle économique afin d'assurer notre pérennité à long terme, et la prise en compte des contraintes règlementaires, entre autres.

La Banque Populaire du Sud, pourtant centenaire, se donne les moyens de rester dynamique.

— Frédéric Mercier

Construire ensemble le monde nouveau – Interview de Frédéric Mercier

Je suis client sociétaire de la BP Sud depuis toujours pour mes activités professionnelles et personnelles. J’y trouve une écoute, une proximité, un service rendu de tous les instants.

— Jean-Luc Delay, huissier de justice

Fiche d’identité sociétaire :

  • Nom : Delay
  • Prénom : Jean-Luc
  • Fonction : huissier de justice
  • Localisation : Privas
  • Nombre de collaborateurs : 2

Question à Frédéric Mercier, directeur général adjoint et secrétaire général de la Banque Populaire du Sud.

Jean-Luc Delay : La Banque Populaire du Sud rédige sa feuille de route pour les trois prochaines années. Comment est-elle en mesure d’innover pour répondre aux futurs besoins de ses clients et de la société ?

Frédéric Mercier : Dans la réalisation de notre plan stratégique, nous sollicitons de manière participative le plus grand nombre de nos collaborateurs, clients et divers partenaires. Pour construire la Banque Populaire du Sud de 2024, ensemble nous innovons, et nous innoverons encore à l’avenir :

  • En matière d’offres, avec les gammes d’assurance Innove2020, les conventions Cristal et les offres Green.
  • En matière de distribution, avec un nombre croissant et assez original d’agences (et d’e-agences) dédiées à certaines clientèles : étudiants et enseignants, professions libérales, clients appétents aux problématiques de Responsabilité Sociale des Entreprises, et bientôt clients sportifs de haut niveau.
  • Les agences seront soutenues par un nombre croissant de middle offices spécialisés, qui apportent en direct aux clients les réponses aux questions techniques en relai des agences traditionnelles, mais aussi en multipliant les fonctionnalités de self care.
  • Dans la manière de travailler sur les sujets de la data, en fédérant autour de la BP du Sud des start-up, des laboratoires et des universités régionales et en accompagnant des étudiants pour la préparation de thèses universitaires en rapport avec ces sujets.
  • Dans notre modèle social, en nous préparant aux transformations des emplois, aux changements de métiers et de contenus des missions, à l’évolution des modes de travail en insistant, notamment, sur la qualité du management.
  • Autre enjeu d’innovation pour nous : nous appuyer sur notre modèle ancien, le sociétariat, et sur ses valeurs profondes (la solidarité, la proximité, la vision de long terme) et conjuguer ces dernières avec les impératifs du moment : l’exigence de rapidité, l’agilité dans le fonctionnement interne, la rentabilité du modèle économique afin d’assurer notre pérennité à long terme, et la prise en compte des contraintes règlementaires, entre autres.

La Banque Populaire du Sud, pourtant centenaire, se donne les moyens de rester dynamique.

Engagés pour que le meilleur soit à venir !

Février 2020 — Lancement de Sud Croissance

Domaine Grand Puy, la BP Sud présente à ses clients, chefs d'entreprises de PME et TPE, son nouvel outil de financement dédié aux PME : Sud Croissance, une société de capital investissement dotée de 10 M€, spécialisée dans le capital développement et le capital transmission.

1er mai 2020 — Opération « roses et muguets » aux personnels des CHU du territoire

La BP Sud organise une opération fleurs auprès des CHU de Foix, Carcassonne, Béziers, Montpellier et Nîmes. Plus de 2 500 roses et muguets sont distribués aux personnels soignants des établissements.

Septembre 2020 — La BP Sud devient banquier assureur avec Innove 2020

Devenir le banquier assureur préféré des familles et des entrepreneurs est l'un de nos enjeux majeurs. En distribuant nos propres produits via BPCE Assurances, nous couvrons tous les métiers de l'assurance.

Octobre 2020 — Octobre rose

Parce que le cancer du sein touche encore aujourd'hui trop de femmes, la BP Sud se mobilise tout le mois d'octobre en faveur de la lutte contre cette maladie.

  • Du rose sur tous nos espaces de communication.
  • Des campagnes de sensibilisation : la CPAM vient sur chacun des sites centraux pour sensibiliser les collaborateurs sur les enjeux et l'accès au dépistage.
  • Distribution de bracelets roses : tous les collaborateurs reçoivent un bracelet pour marquer l'engagement de la Banque dans cette lutte.
  • Participation à la célèbre course caritative « Montpellier Reine » qui permet de reverser des fonds à des associations locales.

Octobre 2020 — Jeunes et entreprises

La BP Sud organise une rencontre « Jeunes et entreprises » avec la Fondation des Possibles, les Dragons Catalans et la Mission Locale Jeunes des Pyrénées-Orientales.

Février 2021 — Webinar Entreprendre 2024

La BP Sud se mobilise, via le dispositif « Entreprendre 2024 », pour accompagner les TPE-PME et les structures de l'économie sociale et solidaire de ses territoires. Objectif : permettre à ces entreprises de saisir les opportunités économiques liées aux Jeux de Paris 2024.

Mars 2021 — Webinar transition écologique des villes

Dans le cadre de l'animation du sociétariat, la BP Sud organise une web conférence sur le thème de la transition écologique des villes avec la participation d'André Joffre, son Président.

Mars 2021 — Partenariat Montpellier Décathlon Elite

Le CREPS de Montpellier sert de décor à la signature officielle, entre la BP Sud et l'Association Montpellier Décathlon Elite, concrétisant ainsi un partenariat pour soutenir les athlètes espoirs des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Tribune à André Joffre : une entreprise « à mission »

Question à André Joffre, Président du Conseil d'Administration de la Banque Populaire du Sud depuis 2009, de la Fédération Nationale des Banques Populaires et du Pôle de Compétitivité DERBI en région Occitanie. Fondateur de la société TECSOL spécialisée en énergie solaire.

Christophe Leduc : Peut-on être banquier et répondre à la quête de sens que l'époque demande ?

Une banque coopérative, à l'instar de la Banque Populaire du Sud, n'est pas une banque comme les autres. Les sociétaires en sont les inamovibles piliers, fervents adhérents à ce modèle humaniste de proximité. Pour les remercier de leur fidélité, la Banque leur verse avec régularité un intérêt aux parts sociales qu'ils détiennent souvent depuis très longtemps.

Mais le plus important est ailleurs. Plus de 90 % des bénéfices générés par l'activité bancaire sont reversés dans les fonds propres de la Banque. Cela permet à la BP Sud de remplir les exigences en capitaux qui veulent que, pour 100 euros prêtés à une entreprise locale pour se développer ou à un particulier pour acquérir un bien immobilier, la Banque possède un peu moins de 10 euros de capital. Depuis plus de cent ans, nos prédécesseurs, comme nous aujourd'hui, n'ont eu de cesse de capitaliser l'essentiel des bénéfices. Quand notre page personnelle se tourne, nous laissons à nos successeurs de solides fonds propres pour poursuivre inlassablement cette dynamique vertueuse.

Une pratique éthique qui va dans le sens de l'histoire ! La Banque Populaire du Sud relève de ce qu'on appelle aujourd'hui une entreprise « à mission ». Elle s'inscrit dans le champ de l'économie sociale et solidaire autour d'une vision de long terme, loin de toute stratégie court-termiste. Pour exemples, au travers de son agence Concordia, la BPS offre une écoute bienveillante aux personnes en précarité. De même, avec sa Fondation, la BP Sud – au-delà du métier de banquier – apporte son soutien à des activités artistiques, culturelles, sportives ou en lien avec le handicap.

Voir éclore la passion pour le saxophone d'un gamin des cités avec l'aide de la Fondation BPS n'a pas de prix. C'est pour tout cela, dès que l'occasion se présente, que je n'hésite pas à faire état de ma conviction chevillée au corps – et plus encore, de ma ferveur – pour notre modèle de Banque coopérative : le modèle de notre avenir commun pour une société plus respectueuse des valeurs humanistes et environnementales…

— André Joffre, Président du Conseil d'Administration de la Banque Populaire du Sud

Point de vue : Partage avec nos Administrateurs

Le Conseil d'Administration

Le Conseil d'Administration de la Banque Populaire du Sud est composé de :

  • Pierre Chauvois
  • André Joffre
  • Karine Puget
  • Didier Chabrier
  • Françoise Guetron-Gouazé
  • François Raguin
  • Marie Perez-Siscar
  • Alain Penchinat
  • Bruno Liguori
  • Olivier Assié
  • Bernard Etienne
  • Séverine Puel

Sans oublier les absentes de la photo de groupe : Laetitia Léonard, Bénédicte Navarro et Josick Paoli.

Des femmes et des hommes engagés pour votre territoire

Élus en Assemblée Générale par et parmi les sociétaires, les administrateurs sont des personnalités locales engagées, qui renforcent le caractère de proximité de notre Banque. Forces vives du territoire, ils sont régulièrement présents dans diverses instances locales, comme les Chambres de Commerce, les Chambres de Métiers, ou encore des instances de représentation de la vie économique et sociale. Les administrateurs représentent les sociétaires au Conseil d'Administration.

Des femmes et des hommes à l'expertise renforcée

Le secteur bancaire connaît de profonds bouleversements. La formation des administrateurs est ainsi donc plus que jamais essentielle. Ils bénéficient d'un programme de formation mis à leur disposition par la Fédération Nationale des Banques Populaires afin d'enrichir leur expertise, leurs compétences et les aider à mieux appréhender les grands enjeux du secteur bancaire. En 2021, la formation des administrateurs innove avec un nouveau volet centré sur les enjeux et la méthodologie de la planification stratégique. Un séminaire de perfectionnement sur le sociétariat et la RSE est également proposé. Des connaissances solides délivrées afin de pouvoir définir, au sein du Conseil d'Administration, les meilleures orientations pour la Banque Populaire du Sud dans l'intérêt de ses clients et sociétaires.

Fiche d'identité sociétaire

  • Nom : Margueritte
  • Prénom : Romain
  • Fonction : Copropriétaire et Sommelier du restaurant « Via Del Vi »
  • Nom de la société : SARL Grenache
  • Secteur d'activité : Restauration
  • Localisation : Perpignan
  • Nombre de collaborateurs : 5

Tradition familiale oblige : à l'âge de 8 ans, j'avais déjà un compte, ouvert par mon grand-père !

— Romain Margueritte, copropriétaire et sommelier du restaurant « Via Del Vi » (SARL Grenache)

Questions à nos administrateurs : comment voyez-vous la Banque en 2024 ?

Une banque avec encore plus de proximité et de disponibilité pour ses clients particuliers et professionnels.

— Olivier Assié, administrateur de la BP Sud depuis 2011, Président de la Société Ambulances TOMASELLO, Gérant de la société AUDE Ambulances (Carcassonne)

Notre Banque sera encore plus engagée pour financer les nouveaux besoins de nos territoires : une auberge coopérative en Lozère, un agriculteur en circuit court dans l'Aude, une entrepreneuse d'épicerie en vrac au sein d'un quartier prioritaire de la ville dans l'Hérault, des écoles innovantes connectées et végétalisées dans le Gard, des tiers-lieux multi-services dans les Pyrénées-Orientales... Notre Banque coopérative continuera à soutenir les entrepreneuses et entrepreneurs qui créent des projets de richesse collective intégrant les dimensions de transition écologique, d'innovation et de liens humains.

— Laetitia Léonard, administratrice de la BP Sud depuis 2015, Directrice de l'Airdie (Montpellier), qui soutient et finance les initiatives économiques créatrices d'emplois et génératrices de projets solidaires en Région Languedoc-Roussillon

En 2024, notre Banque sera toujours ancrée sur son territoire, inventive pour être plus à son écoute, et agile afin d'être leader dans la transformation de l'économie de demain.

— Bénédicte Navarro, administratrice de la BP Sud depuis 2016, Directrice Administratrice de la société SOTRANASA (Perpignan – travaux publics et énergies renouvelables)

Jour après jour, la Banque Populaire du Sud s'enracine un peu plus dans son territoire : proche de ses clients, fidèle à ses valeurs et en phase avec le monde actuel. Ce sont pour moi les meilleures garanties de développement de notre Banque et la certitude que nous serons, grâce à cela, plus forts encore en 2024 qu'aujourd'hui.

— Didier Chabrier, administrateur de la BP Sud depuis 2005, Vice-Président depuis 2009, Président-Directeur Général de NDK, concession automobile (Perpignan)

Pour les clients de la BP Sud, compte tenu d'un contexte concurrentiel accru et outre les services de base (dépôt et protection), la BP Sud doit continuer à renforcer de nouveaux services financiers personnalisés et à valeur ajoutée (conseil intensifié, anticipation des besoins...), à cultiver la fidélisation par un traitement privilégié (primes, bonification...). Pour ce qui est de ses collaborateurs, la Banque Populaire du Sud doit les accompagner à la mutation des usages (maintien du collectif en mode télétravail, numérisation des services...) et les former afin qu'ils acquièrent l'expertise nécessaire aux nouveaux services clients.

— Josick Paoli, Censeur de la BP Sud depuis mai 2018, Directrice Générale déléguée à la Région Occitanie (Montpellier)

Une banque en proximité relationnelle accrue, grâce aux nouveaux modes de relation à distance, à la spécialisation de ses conseillers et à la digitalisation de ses services, qui conquiert de nouveaux clients sur l'ensemble de ses territoires et les accompagne dans leurs projets privés, professionnels et d'entreprises.

— Marie Perez-Siscar, administratrice de la BP Sud depuis 2018, médecin de formation, dirige et exploite le centre de thalassothérapie de Banyuls-sur-Mer, la SAS Perysis Côté Thalasso

Restons fidèles à ce que nous sommes tout en sachant évoluer : plus que jamais, La Banque proche de son territoire, avec un important réseau d'agences et de corners ; La Banque de la relation client (face-à-face ou digitale) qui noue avec chacun d'eux une histoire passionnante ; La Banque de la différence qui cultive les spécificités de ses marques (Dupuy, de Parseval, Marze et Crédit Maritime Méditerranée) ; et toujours, La Banque privilégiée de tous ceux qui entreprennent (artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales, TPE, PME-PMI...).

— Bernard Etienne, administrateur salarié de la BP Sud depuis 2019, Représentant des salariés de la BP Sud, Directeur du Département Gestion Privée de la BPS (Perpignan)

En 2024, la BPS sera « verte » et continuera à privilégier l'humain, la confiance, et le développement des compétences, des solutions et des outils adaptés aux spécificités des métiers de ses clients.

— Karine Puget, administratrice de la BP Sud depuis 2016 et Vice-Présidente depuis mai 2020, biologiste de formation, fondatrice et Présidente-Directrice Générale de la société GENEPEP spécialisée dans la biotechnologie (Saint-Jean-de-Védas)

Notre Banque devra être à la fois encore plus locale et encore plus globale. Encore plus locale pour que la connaissance du client soit encore plus fine qu'aujourd'hui et que ses besoins, en confiance, puissent être pris en compte et évalués. Encore plus globale pour que, par la mutualisation des ressources et des charges, nos moyens fassent de notre Banque un acteur encore plus efficace, encore plus solide.

— Alain Penchinat, administrateur de la BP Sud depuis 2020, Directeur Général de la société VILLÉGIALES - Gestion & Management (groupe familial de promotion immobilière « Les Villégiales » - Nîmes)

Dans un contexte où un tout petit virus bouleverse, en quelques semaines, l'ensemble du paysage économique… j'ai tendance à imaginer notre Banque dans un environnement très digitalisé avec des collaborateurs recentrés sur une démarche de conseil auprès de leurs clients.

— François Raguin, administrateur de la BP Sud depuis 2001, Premier Vice-Président, Président-Directeur Général de la SA Financière Koala, SAS K2 Auto, concession automobile (Nîmes)

La Banque Populaire du Sud doit s'appuyer sur les valeurs mutualistes et coopératives pour consolider sa relation avec ses clients et sociétaires. Cette proximité se matérialise par un maillage du réseau pertinent et à contresens de la plupart des autres établissements qui délaissent certains territoires. La fusion de la Banque Populaire du Sud avec ses filiales bancaires (Banque Dupuy, de Parseval, Banque Marze et Crédit Maritime de la Méditerranée) sera une de nos forces pour les années à venir, car les spécificités et l'historique de chaque marque feront partie des atouts pour se développer sur tous types de marchés.

— Bruno Liguori, administrateur de la BP Sud depuis 2019, patron pêcheur (Sète)

En 2024, la Banque Populaire du Sud sera une banque digitale de proximité. Elle offrira à ses clients les avantages de la banque en ligne, tout en gardant de sa force historique de banque de réseau.

— Séverine Puel, administratrice salariée de la BP Sud depuis 2020, Représentante des salariés de la BP Sud, Conseillère Gestion Patrimoniale Entreprises au Centre d'affaires d'Alès

Être sociétaire de la BP Sud : au cœur d'un cercle vertueux

Être sociétaire de la Banque Populaire du Sud, ça a du sens : c'est être au cœur d'un cercle vertueux !

Fiche d'identité sociétaire

  • Nom : Hato
  • Prénom : Jacques
  • Fonction : Gérant
  • Nom de la société : GAEC de Peychou
  • Secteur d'activité : Agriculture Bio, élevage bovins / volailles
  • Localisation : Raissac
  • Nombre de collaborateurs : 9

La BP Sud nous soutient depuis 1990. C'est une banque partenaire et un acteur important de notre développement.

— Jacques Hato, gérant du GAEC de Peychou

Question à Delphine Romain, chargée de développement Sociétariat & Fondation BP Sud

Jacques Hato : Comment la Banque Populaire du Sud nous donne-t-elle les moyens d'être acteurs du développement de notre région ?

Merci pour votre question qui me permet de rappeler l'un des points forts de notre modèle de banque coopérative et régionale. En devenant sociétaire, non seulement vous pouvez vous impliquer dans la vie de la Banque, mais vous contribuez également au financement de l'économie locale.

Tout d'abord, vous participez au financement de votre région, car l'argent que vous déposez à la banque est utilisé à cette fin. C'est le principe du circuit court : près de 100 % de l'épargne collectée finance des projets réalisés localement. En 2020, ce sont 44 000 projets qui ont été financés, pour un montant cumulé de crédits de 3,3 Mds€ (PGE inclus).

Ensuite, en devenant sociétaire, vous donnez à votre banque plus de moyens pour agir en participant à l'augmentation de ses capacités de financement. Les parts sociales que vous détenez contribuent à augmenter ses fonds propres, lui permettant ainsi d'être plus solide et d'accorder plus de crédits pour financer l'économie réelle et les projets de ses clients.

Sans oublier que la Banque Populaire du Sud participe aussi à la croissance régionale grâce à la création d'emplois locaux. Au sein de son réseau d'agences et de son siège social, elle compte 2 203 collaborateurs. Sur la base des chiffres de 2018, une étude menée selon la méthode certifiée LocalFootprint* a permis de mesurer l'impact socio-économique des Banques Populaires sur leurs territoires. Cette étude a montré que l'activité de la BP Sud permet de soutenir plus de 30 000 emplois indirects.

* LocalFootprint démontre l'ancrage local d'une entreprise par une analyse détaillée de ses impacts, en quantifiant les emplois soutenus dans les secteurs économiques et les départements, dans l'ensemble de la chaîne de fournisseurs, par la consommation des ménages et les dépenses de l'administration publique. Des contrôles de cohérence sont effectués aux différentes étapes du calcul.

La vie de la communauté de sociétaires en temps de pandémie !

Malgré la pandémie, la BP Sud maintient le lien avec la communauté des sociétaires. Certes, les rencontres physiques sont suspendues, mais votre Banque propose, avec la Fédération Nationale des Banques Populaires, des « webinaires ».

Fondation de la Banque Populaire du Sud : le levier des possibles

Fiche d’identité sociétaire

  • Nom : Charmasson
  • Prénom : Christine
  • Fonction : Présidente (Professeure de Lettres modernes au Collège Jules Verne, à Nîmes)
  • Nom de la société : Harmonimes
  • Secteur d’activité : Culturel (musique)
  • Localisation : Nîmes

En 2019, je suis lauréate de la Fondation BP Sud dans la catégorie « Innovation Sociale et Environnementale »… Ceci explique cela !

— Christine Charmasson, Présidente d’Harmonimes

Le moteur de la Fondation

Question à Françoise Guetron-Gouazé, ancienne Directrice régionale d’OSEO puis de Bpifrance pour la Région Languedoc-Roussillon, Administratrice de la Banque Populaire du Sud depuis 2015 et Vice-Présidente de sa Fondation depuis juillet 2020.

Christine Charmasson : Quel est le moteur principal de la Fondation Banque Populaire du Sud ?

C’est notre engagement à…

  • MOBILISER les salariés et le Conseil d’Administration de la Banque au-delà de son activité économique, en faveur de sa Responsabilité Sociale et Environnementale.
  • SOUTENIR activement les initiatives positives des associations locales et des jeunes dans notre région.
  • AVOIR un impact positif sur notre territoire pour les générations actuelles et futures.
  • RENFORCER la contribution de la Banque à l’intérêt général sur son territoire.
  • AGIR pour favoriser un mécénat actif et de proximité.
  • METTRE la personne au cœur des valeurs de la Fondation, qui sont aussi celles de la Banque Populaire du Sud : la solidarité, la proximité, l’esprit d’entreprendre et le goût de l’innovation.
  • VÉHICULER des qualités de performance, de ténacité, et démontrer que la réussite est multiple, à la portée de tous.
  • INTERVENIR de façon décisive dans les projets et les accompagner efficacement et durablement vers le succès.
  • ÊTRE une organisation agile avec des missions et un mode de fonctionnement bien définis, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’adaptabilité.

Pour être utile, il faut être agile ! La preuve par l’action : en 2020, dès le début de la pandémie, nous avons immédiatement réagi en réorientant notre mission de soutien vers les associations qui étaient en première ligne et vers celles qui prêtaient main forte à la population pour faire face au COVID. En interne, il a fallu une bonne dose de réactivité : rédiger les dossiers de candidatures, publier l’appel à projets exceptionnels, réunir un jury idoine et le Conseil, et verser les dons le plus rapidement possible… Cette opération a porté ses fruits, et nous avons ainsi pu accompagner 26 associations locales mobilisées sur des actions diverses, entre autres la réalisation de masques, le soutien aux personnes dans les EHPAD ou encore aux parents, l’aide au personnel de santé…

…afin de donner le coup de pouce pour passer de l’idée à l’action !

Zoom sur les comités d’experts

Pour chaque domaine d’intervention de la Fondation, un comité d’experts est désigné. Ces comités sont composés d’un Président (administrateur de la BP Sud) et de personnalités externes choisies pour leurs compétences. Ils se réunissent chaque semestre pour examiner et sélectionner les candidatures relevant de leur champ de compétence. Le comité « Prix Initiative Jeunes » se réunit une fois par an.

Comment proposer son projet à la Fondation ?

  • Connectez-vous au site de la Fondation BPS : www.fondation-bpsud.fr.
  • Créez votre compte.
  • Choisissez la catégorie dans laquelle vous candidatez.
  • Remplissez le dossier en ligne.

Le dépôt des dossiers se fait durant la période d’appel à projets indiquée sur le site de la Fondation : fondation-bpsud.fr

La Fondation en quelques chiffres

  • 2013 : date de création
  • 180 000 euros d’enveloppe annuelle
  • 4 domaines d’intervention
  • Plus de 400 projets accompagnés entre 2013 et 2020

Fiche d’identité sociétaire

  • Nom : Breysse
  • Prénom : Nina
  • Fonction : Commerçante
  • Nom de la société : By Nin
  • Secteur d’activité : Commerce de détail d’habillement
  • Localisation : Saint-Chély-d’Apcher

En 2013, je lance ma boutique de prêt-à-porter avec l’appui de la BP Sud. Je choisis cette banque pour son écoute plus attentive. Au fur et à mesure de notre histoire commune, la BP Sud m’accompagne et m’encourage (fonctionnement de tous les jours, projets d’extension). Avec ma conseillère, il se crée une relation de confiance et de partage. Je me sens partenaire d’une entreprise qui agit pour le développement économique de ma région. C’est un plaisir de m’engager avec elle.

— Nina Breysse, Commerçante (By Nin)

La Fondation dans l’après-crise

Question à Sylvie Brouillet, journaliste à l’Agence de presse JAM (Montpellier), Administratrice au Conseil d’Administration de la Fondation. Le Conseil d’Administration se réunit deux fois par an et valide les projets proposés par les comités d’experts.

Nina Breysse : Selon vous, la Fondation a-t-elle un rôle à jouer dans la période de l’après-crise ?

Je le pense, oui, au regard des missions de la Fondation et de ses domaines d’intervention : l’innovation sociale et environnementale, l’insertion par l’emploi et l’entrepreneuriat, et le patrimoine culturel local, sans oublier le Prix Initiative Jeunes. Journaliste observant l’économie et l’action publique en Occitanie, je constate l’importance grandissante des préoccupations sociétales et environnementales pour les habitants, les entreprises et les décideurs publics. Une tendance de fond qui, sans doute, s’est accélérée avec la crise sanitaire – et économique – que nous subissons depuis plus d’un an. En ces temps marqués par l’incertitude, la société exprime un besoin de proximité et de solidarité. L’attachement au local est ravivé. Dans ce contexte, je vois plutôt le rôle de la Fondation se renforcer à l’avenir, d’autant plus qu’elle se mobilise auprès des associations. Celles-ci jouent un rôle important pour concrétiser ces thématiques sociales et solidaires via de multiples initiatives. À ces associations pionnières, la Fondation apporte son soutien financier, et un peu plus : elle contribue à leur visibilité, à leur reconnaissance par le public, les médias, les collectivités…

Ainsi, la Fondation a soutenu l’an dernier dans le domaine environnemental l’action des « Jardins de Cocagne Mirabeau » à Fabrègues (Hérault), un chantier d’insertion dont l’objectif est d’accompagner des salariés en insertion via une activité de production de légumes « bio ». Dans un autre registre, la Fondation a aidé « Atelier Coopératif 34 » – situé dans le Pays Cœur d’Hérault – à accompagner des porteurs de projets professionnels souhaitant se lancer dans une activité d’écoconstruction et d’éco-rénovation, la rénovation écologique des bâtiments étant devenue une priorité.

Les lauréats de la Fondation – décembre 2020

Après avoir soutenu l’élan de solidarité de 26 associations locales face au Covid, la Fondation BP Sud s’engage auprès de 34 nouvelles associations pour les aider à relancer leurs projets en 2021.

1. Innovation sociale et environnementale

  • ADN Nature (66)
  • ANA Conservatoire des espaces naturels d’Ariège (09)
  • Centre Ornithologique du Gard (30)
  • Cielo (66)
  • Clair de Terre (48)
  • CPIE du Bassin de Thau (34)
  • CPIE du Haut-Languedoc (34)
  • GÉE Aude (11)
  • Les Écologistes de l’Euzière (34)
  • Les Jardins de Cocagne Mirabeau (34)
  • NATAPH Nature Accessible à Tous (66)
  • Sentinelles de Rivières (34)

2. Insertion par l’emploi et promotion de l’entrepreneuriat

  • APIJE Montpellier (34)
  • Association de Ressource Sociale (66)
  • Association Douce’Heure (34)
  • Association Montpellier Contacts (34)
  • Atelier Coopératif 34
  • Booster (30)
  • El Mener (66)
  • Eurotambfi (34)
  • Pupilles de l’Enseignement public de l’Aude (11)
  • Quoi de 9 ? (48)
  • Réseau Éducation (48)
  • Secours Infirmiers (34)
  • Sète en Commun (34)

3. Patrimoine local et culture

  • Acanthe Montpellier (34)
  • Centre International de Musiques Médiévales (34)
  • Compagnie Art Mixte (34)
  • Les Rencontres Cinématographiques du Belvédère (66)
  • Nîmes Guitare & Co (30)
  • Patrimoine en Couserans (09)
  • Racines Gard Lozère (30)
  • Sauve est là (30)
  • Sauvegarde de la chapelle de l’Izard (09)

Écoresponsables : plus que passagers, membres de l'équipage du vaisseau Terre !

Fiche d'identité sociétaire

  • Nom : Arulnayagam
  • Prénom : Éric
  • Fonction : Président
  • Nom de la société : Le Spot
  • Secteur d'activité : Espace hybride et alternatif, pépinière de projets
  • Localisation : Nîmes
  • Nombre de collaborateurs : 5

Je suis client de la BP Sud à titre personnel depuis longtemps. Lorsque nous avons créé Le Spot en 2014, c'est naturellement que nous nous sommes tournés vers la BP Sud, du fait des bonnes relations bancaires, du partage des valeurs de l'ESS, et de sa bonne connaissance du monde des associations.

— Éric Arulnayagam, Président du Spot

Questions à Jean-Philippe Dubar, Directeur Département Associations, Économie Sociale & Solidaire et Institutionnels

Éric Arulnayagam : La Banque Populaire du Sud, alliée de ses territoires et leader en investissement responsable ? Donnez-nous les raisons d'y croire.

Les Banques Populaires sont impliquées depuis longtemps dans le développement durable et la finance « verte ». Les premières actions ont été menées dès 1984. Cela se traduit notamment aujourd'hui au travers des encours de bilan par 10,8 milliards d'euros de financement liés à la transition énergétique. Actuellement la BP Sud suit la stratégie du Groupe BPCE sur des engagements forts déjà pris, tels que la signature de l'Accord de Paris sur le climat, ou l'arrêt de tout financement dédié à l'industrie charbonnière, à l'exploration et à la production de pétrole et de gaz de schiste. Elle affiche aussi clairement ses priorités : être aux côtés de ses clients particuliers et professionnels dans le financement de leur transition énergétique et de leurs projets écologiques, accompagner ses collaborateurs dans une démarche environnementale, être une entreprise de référence en matière de gestion écoresponsable, et renforcer son engagement sociétal localement en s'appuyant, notamment, sur la Fondation BP Sud.

Éric Arulnayagam : Depuis leur création, les Banques Populaires ont souvent été à l'avant-garde des innovations sociétales. En quoi le serez-vous demain ?

Subvenir à nos besoins et à ceux de nos clients sans compromettre la capacité des générations futures à subvenir aux leurs : tel est bien le défi que se lance la BP Sud en intégrant quotidiennement à ses axes stratégiques des démarches de Responsabilité Sociétale des Entreprises et de développement durable.

En ouvrant au printemps 2021 deux nouvelles e-agences « Développement Durable » sous la marque POP-GREEN, la BP Sud renforce ses moyens pour répondre aux besoins et aux attentes de tous ses clients souhaitant s'investir dans la transition énergétique et financer des projets écoresponsables : particuliers, artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales, TPE, PME-PMI, ETI, associations, sans oublier tous les acteurs de l'Économie Sociale & Solidaire. En développant une offre « green » et en formant ses collaborateurs aux problématiques de la transition énergétique en partenariat avec l'Université de Perpignan, la BP Sud souhaite mieux répondre aux attentes de ses clients et de ses partenaires (comme la Clean Tech Vallée à Aramon dans le Gard, association créée en 2019, qui accompagne des projets innovants dans la transition écologique).

En accompagnant les associations, tant au niveau bancaire que par le biais de sa Fondation, la BP Sud contribue au développement du secteur de l'Économie Sociale & Solidaire et de l'Innovation Sociale. En renforçant sa présence en milieu rural avec des agences dédiées, la BPS favorise le développement de son territoire. Elle accompagne au plus près du terrain les nombreux projets qui en émergent et les nombreuses familles qui veulent y rester ou s'y installer. Enfin, engagée et citoyenne, avec pour but de réduire son empreinte carbone, la BP Sud est exigeante sur ses achats responsables, la gestion de ses déchets, la réduction de sa consommation énergétique et sur l'impact de la mobilité durable de ses collaborateurs.

Bilan RSE / Entreprendre dans le Sud en mode écoresponsable

Parce que l’écoresponsabilité vaut bien un livre, la Banque Populaire du Sud met à l’honneur l’entrepreneuriat responsable de ses clients au travers de l’ouvrage « Entreprendre dans le Sud en mode écoresponsable ». Être la Banque d’éco-activités permettant d’éviter, de réduire, de corriger ou même de supprimer les dommages et nuisances sur l’environnement est bien l’une de nos manières de participer à la construction d’un futur plus équitable, plus soutenable.

Morceaux choisis de l’ouvrage « Entreprendre dans le Sud en mode écoresponsable ».

Les chiffres « green » 2020 de la Banque Populaire du Sud

Sur son territoire, ces chiffres confirment la solidité de ses engagements :

  • 8 750 000 € de financement de la transition énergétique ;
  • 1 120 000 € de soutien aux associations locales par la Fondation d’entreprise depuis sa création en 2013 ;
  • 224 400 000 € d’encours de placements financiers ;
  • 72 % de fournisseurs locaux ;
  • 652 000 € d’actions de mécénat ;
  • 10 071 133 € d’empreinte coopérative et sociétale.

Château de la Selve — Des vignerons qui préservent le vivant de la terre

  • Nom : Château de la Selve
  • Activité : domaine viticole, négoce & commercialisation de vins bio et biodynamiques
  • Année de création : 2002
  • Dirigeant : Benoît Chazallon
  • Lieu : Grospierres (07)

À la question : « Quel a été votre déclic “écoresponsable” ? », la réponse de Benoît Chazallon est sans ambiguïté : « Je n’ai eu aucun déclic. Je fais partie de cette génération qui ne peut pas envisager les choses autrement ». À la tête du vignoble Château de la Selve, ce paysan – comme il se définit – bannit autant les produits alimentaires non certifiés « circuits courts » que le non-respect du tri sélectif, et s’engage à utiliser moins d’emballages et « à façonner la nature tout en la respectant, à la manière du professeur Tournesol » (inventeur et horticulteur passionné dans les BD d’Hergé, Les Aventures de Tintin). Niché à Grospierres, au sud de l’Ardèche, il est vrai que l’ensemble de son terroir est tourné vers le soleil.

Histoire et famille. Le Château de la Selve apparaît dans le paysage du Vivarais au 18e siècle. Situé non loin des berges du Chassezac, c’est à l’origine un château fortifié, maison forte stratégique pour le royaume de France, qui va devenir au fil des siècles une exploitation agricole. C’est en 1990 que le Château de la Selve intègre le patrimoine de la famille Chazallon. Cette lignée de vignerons a pour devise « Fais bien et laisse dire » (calquée sur la maxime latine « Bene age sine loqui », « Bien faire sans parler »), évoquant l’humilité du métier sans lequel l’excellence ne peut être atteinte. Une maxime que Benoît fait sienne.

Le vin vivant. En 2002, fraîchement diplômé du lycée viticole de Beaune, il reprend les rênes du vignoble familial et entreprend sa restructuration avec Florence, son épouse. Leur ambition est « de travailler des vins vivants, qui allient finesse et grande fraîcheur, pure expression de nos terroirs », commente Benoît lors des visites guidées de la propriété. Les vignes s’étendent sur 45 hectares. Véritable joyau, l’environnement naturel du lieu révèle un grand potentiel pour la production de vin, avec « une forte amplitude thermique, soleil brûlant et nuits fraîches, offrant complexité et générosité à nos produits », poursuit-il. Sur ce terroir argilo-calcaire s’épanouissent cinq cépages : grenache, cinsault, syrah, cabernet sauvignon et viognier. En travaillant les vignes en agriculture biologique et biodynamique, Benoît préserve le vivant dans les sols et le laisse s’exprimer. En 2012, cette facture est sacrée « Découverte de l’année » aux Trophées du Vin organisé par La Revue du Vin de France. L’attention portée à la vigne se pérennise à l’étape de la vinification. « Cette dernière est conduite avec le moins d’interventions possible. Nous laissons aux raisins une possibilité d’expression pleine et entière. Après les vendanges, faites à la main par les équipes du domaine, les vins sont vinifiés selon le type de terroir », détaille Benoît. Aucune action mécanique n’est menée pour la conduite des vins qui ne connaissent ni filtrage, ni collage. Ils sont assemblés sous le regard bienveillant de Florence, puis mis en bouteilles. « Boire un verre de vin, c’est retrouver toutes les émotions véhiculées par le travail du vigneron », s’enthousiasme Benoît, qui reconnaît avoir quelque chose de Maître Yoda, tant il aime transmettre ses connaissances.

L’innovation green de Benoît. « J’ai créé “Vignerons de nature”, un groupement qui résulte de l’union de vignerons passionnés partageant la même philosophie et mutualisant leurs forces commerciales et logistiques. Le but est de valoriser notre travail et de donner un outil à la fois simple, souple et riche aux clients, en France comme à l’export. Tous les vins sont issus de l’agriculture bio, biodynamique. Au cœur de la stratégie d’entreprise ? Notre écoresponsabilité vis-à-vis de la santé, des Hommes, de l’environnement et des relations entre les partenaires qui composent notre écosystème ».

— Benoît Chazallon, Château de la Selve

Camargue Coquillages — Maria Nieves Castejon, la seule conchylicultrice en bio de la région PACA

  • Nom : Camargue Coquillages
  • Activité : conchyliculture
  • Année de création : 1995
  • Dirigeante : Maria Nieves Castejon
  • Distinction : lauréat du « Prix National de la Dynamique agricole et de la Pêche 2019 »
  • Lieu : Port-Saint-Louis-du-Rhône (13)

C’est par amour que Maria quitte sa Castille natale pour suivre Franck, son mari, sur ses terres camarguaises. Au tout début de l’histoire, ils se lancent dans la commercialisation de coquillages qu’ils achètent aux pêcheurs de la région. Puis très vite, Maria se met en tête de devenir productrice d’huîtres et de moules en captage sauvage. « Nous avons fait le choix de travailler le coquillage en harmonie avec la nature et ce qui la compose. Notre quotidien est axé sur l’humilité, la passion, et surtout, le respect de la biodiversité », raconte-t-elle.

Un engagement partagé. « Nous avons pris conscience qu’il était nécessaire d’obtenir une certification pour produire des huîtres et des moules […] afin d’ouvrir nos entreprises au public et d’être des professionnels […] ». Décrocher la marque « La Perle de Camargue » n’était pas a priori une mince affaire… Mais c’était sans compter sur le caractère déterminé et audacieux de Madame Castejon ! Tout d’abord, elle passe le diplôme obligatoire de patron pêcheur, puis rachète deux concessions et un bateau. Maria n’est pas inquiète. Elle sait que ses concessions sont protégées des agressions polluantes par la conjonction de multiples phénomènes naturels. Les eaux où huîtres et moules se développent sont même d’une qualité exceptionnelle dans cette zone classifiée « Natura-2000 ». Certes, les exigences du label « Bio » réduisent la productivité, mais elles ont aussi un effet très positif sur la qualité. Produire moins au mètre carré permet aux coquillages de profiter pleinement du milieu naturel. Rapidement, la démarche de la patronne de Camargue Coquillages a intéressé les acteurs de la distribution.

« Chaque année, nous recevons les écoles de la ville pour leur faire découvrir le vrai visage de nos métiers », précise Maria qui va toujours de l’avant. « Malgré la crise sanitaire, nous mettons en place des visites gourmandes de l’atelier de production pour montrer aux visiteurs l’envers du décor ». Rien ne semble pouvoir arrêter Maria Nieves Castejon, d’autant qu’aujourd’hui, son nouveau moteur s’appelle Daniel, son fils. Il se prépare, tout comme sa maman, à poursuivre l’aventure de Camargue Coquillages selon le précepte de Maître Yoda : « La nature tu chériras, et sur toi elle veillera ».

La « green alerte » de Maria. « Considérer le travail en harmonie avec la nature comme un investissement sur le long terme et non plus comme une contrainte coûteuse… Il faut produire en adéquation avec la nature, consommer de manière responsable et recycler pour utiliser les ressources disponibles plutôt qu’en puiser de nouvelles ».

— Maria Nieves Castejon, Camargue Coquillages

Urbasolar — Leader français du photovoltaïque

  • Nom : SAS Urbasolar
  • Activité : conception, financement, construction & exploitation des centrales photovoltaïques pour les professionnels et les collectivités
  • Année de création : 2006
  • Dirigeants : Stéphanie Andrieu & Arnaud Mine
  • Lieu : Montpellier (34)

Engagé dans la lutte contre le changement climatique et dans la transition énergétique, le groupe Urbasolar accompagne collectivités et administrations dans la mise en œuvre de leurs projets intégrant la réhabilitation de sites impactés ou délaissés. Le spécialiste français du photovoltaïque affirme, depuis sa création en 2006, des choix stratégiques forts, à l’instar de son engagement qui produit une réelle énergie, ainsi que l’exprime son président et cofondateur Arnaud Mine. « Notre ambition est de contribuer au développement de l’énergie solaire photovoltaïque à grande échelle, afin qu’elle assure une part prépondérante des besoins énergétiques de l’humanité ».

Des convictions qui rayonnent. Pour Urbasolar, la croissance ne peut se construire sans respect de l’environnement, équité sociale et responsabilité sociétale. « Notre démarche RSE s’appuie sur ces fondements et définit la nature des relations que nous entretenons avec nos partenaires, clients et collaborateurs », continue Stéphanie Andrieu, directrice générale et cofondatrice. Membre fondateur de « PV Cycle France », le Groupe participe à la mise en place d’un système opérationnel de collecte et de recyclage pour les panneaux photovoltaïques en fin de vie, et contribue ainsi à la « vertuosité » de l’énergie solaire. Conscient que la transition énergétique ne se fera pas sans l’adhésion du plus grand nombre, il œuvre en partenariat avec les territoires pour l’implication des citoyens dans les projets d’énergies renouvelables, avec des actions de sensibilisation, mais aussi en leur ouvrant le capital des centrales solaires… et ce n’est pas tout ! « Urbasolar met en place des séminaires de formation pour ses partenaires, afin de transmettre ses connaissances et compétences et ainsi participer au déploiement des énergies renouvelables partout où cela est possible », assure Stéphanie Andrieu, convaincue que « le solaire répond à de nombreuses problématiques environnementales et sociales, notamment par le truchement du gisement d’emplois qu’il représente ».

Innovation et défi. La réponse fuse lorsque la question est posée à Arnaud Mine sur la réussite du Groupe : « L’innovation est le facteur-clé de la croissance d’Urbasolar. Nous consacrons chaque année 3 % de notre chiffre d’affaires à la recherche et au développement expérimental ». Pilotés en interne par une organisation dédiée, les programmes de recherches portent, entre autres, sur les bâtiments intelligents et l’autoconsommation, l’innovation des composants, ou bien le stockage de l’électricité. « Le Groupe développe ses installations principalement sur des sites complexes, dégradés ou bâtis, et contribue à (re)valoriser les milieux pris en charge. Une attention particulière est portée à l’insertion environnementale des projets, avec un objectif d’intégration paysagère, et ce, dans le respect des contraintes du site, notamment au niveau de la faune et de la flore », défend Arnaud Mine.

Une place au soleil. Présent à l’international et en Europe, Urbasolar réalise fin avril 2020 un chiffre d’affaires de 131 M€, incluant la vente d’électricité. En moins de 15 ans, la PME a construit 500 centrales, couvre désormais plus de 2 000 000 de m² de bâtiments et a 1,7 gigawatt de projets en développement à échéance de 3 ans. Si le soleil se lève à l’est, le photovoltaïque semble ne jamais se coucher en Occitanie pour Urbasolar. « Solar Energy for a Green Planet ».

Les réussites green d’Urbasolar. « Parmi les références les plus emblématiques, citons la réalisation de la plus grande centrale en toiture d’Europe, à 37 m de hauteur, sur le site d’assemblage de l’A350 d’Airbus. Mais aussi le développement de la première application sur mobile destinée aux propriétaires de centrales. Ou bien encore la mise en service de la centrale solaire de l’Oncopole à Toulouse, située sur l’ancien site de l’usine AZF. Près de vingt ans après la terrible tragédie, la réhabilitation de ce site témoigne de la formidable opportunité que constitue le solaire pour revaloriser un territoire. Sans oublier les ombrières du Parc Disneyland Paris, dont le chantier vient tout juste de démarrer ».

— Arnaud Mine & Stéphanie Andrieu, Urbasolar

Futura Gaïa — Quand l’agriculture prend de la hauteur pour nourrir la planète autrement

  • Nom : Futura Gaïa
  • Activité : développement de l’agriculture verticale de précision en sol vivant, utilisant terreau & environnement climatique contrôlé
  • Année de création : 2018
  • Dirigeant : Pascal Thomas
  • Lieu : Rodhilan (30)

Aujourd’hui, la profession d’agriculteur se conjugue avec la diversité et se concentre sur une problématique ultime : la question des surfaces agricoles nécessaires pour nourrir, à l’horizon 2050, une population mondiale de 10 milliards de personnes. Pour y répondre, de singulières expériences sont tentées, comme la culture de légumes sur les toits-terrasses des immeubles de Brooklyn, ou bien encore la production de fraises sur ceux de Paris. La campagne est-elle donc en ville ? L’agriculture ne serait-elle plus ce monde à part, cet ailleurs symboliquement « vert » ? Les références traditionnelles, les clichés et les stéréotypes en tous genres ne sont en effet plus au rendez-vous… Futura Gaïa en donne la preuve vivante mais surtout… verticale !

Père et fille. Formé en ingénierie Tech, Pascal Thomas participe à la création de start-up, « dont certaines cotées en Bourse », précise-t-il. Puis, son parcours le mène de l’opérateur Orange aux Pages Jaunes canadiennes, à Montréal. L’épisode outre-Atlantique terminé, il s’interroge sur son avenir. Ce fils de paysan, dont le père, « agriculteur toute sa vie, contracte la maladie de Parkinson suite à l’emploi de pesticides », se souvient-il, souhaite donner une toute autre orientation à son parcours professionnel. Parallèlement, sa fille, ingénieur en Biotechnologie au Canada, l’initie à la biostimulation, un procédé qui consiste à mettre les bonnes bactéries dans du terreau pour faciliter la pousse des plantes, « donnant des produits avec de très grandes qualités gustatives et nutritives », assure-t-il. Un brainstorming entre père et fille fait naître Futura Gaïa, un nouveau mode de production « indoor » installé à l’intérieur d’un vieux mas agricole à Rodhilan, près de Nîmes.

Tradition et futur. L’image a tout de la science-fiction, comme ces salades qui poussent dans des cylindres empilés les uns sur les autres. Toutefois, il y a bien du traditionnel dans cette aventure : « le savoir-faire agricole millénaire associé à la biotechnologie », explique Pascal. Mais comment est-ce possible ? Futura Gaïa donne la réponse en concevant, à destination du monde agricole, une solution d’agriculture verticale sur sol vivant, en environnement contrôlé. « Ces fermes seront commercialisées clés en mains avec contrat de licence, en France et à l’international », précise Pascal. L’ADN de Futura Gaïa est de construire un système qui, dans le futur, sera utilisable par un grand nombre et capable de produire en grande quantité. « Nous venons d’opérer une levée de fonds de 2,5 M€ auprès de plusieurs investisseurs pour développer notre solution novatrice », poursuit-il.

Transition et alimentation. Ces futures fermes en zone périurbaine associent agronomie de précision et technologie de pointe. Elles constituent une des réponses aux défis de l’alimentation des générations futures, ainsi qu’à leur attente de naturalité. « L’ambition est de faire de ce mode novateur un des maillons de la réponse aux enjeux de transition de l’agriculture, dans un souci de santé publique, de respect de l’environnement, d’adaptation aux bouleversements climatiques, mais aussi d’impact sociétal », conclut Pascal. Avec Futura Gaïa, les fondamentaux et le bon sens légendaire de la profession de paysan ne sont pas perdus. Pascal et son équipe mettent au centre de leurs préoccupations la passion du vivant.

Le « green model » de Pascal. « S’inscrire dans une chaîne de valeur qui réponde à un des besoins primaires de la population, avec une solution qui prenne en compte les dimensions économiques et sociétales de ce défi… voilà ce qui nous réunit et nous pousse à aller plus loin collectivement en mettant la technologie au service de l’agronomie. Nous automatisons les tâches répétitives et potentiellement dangereuses, tout en maintenant un nombre important d’emplois pour des personnes à faible qualification. Une première ferme pilote va être érigée à Tarascon ».

— Pascal Thomas, Futura Gaïa
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